Dernières histoires

  • Ver-vert – Chanson

    À Nevers donc, chez les Visitandines, Vivait naguère un perroquet fameux, À qui son art et son cœur généreux, Ses vertus même, et ses grâces badines, Auraient dû faire un sort moins rigoureux. Si les bons cœurs étaient toujours heureux. Ver-Vert (c’était le nom du personnage). Transplanté là de l’indien rivage, […]

  • Songe d’hiver

    A sad tale’s best for winter ; I have one of spirits and goblins. Shakspere, Winter’s tale. Act.II, scène I. I Dans nos longs soirs d’hiver, où, chez le bon Armand, Dans notre farniente adorable et charmant On oubliait le monde aride, Vous demandiez pourquoi sur mon front fatigué, Au milieu […]

  • Parabole (1)

    Parabole ma nourrice… Une parabole mourait d’ennui dans sa cage Une parabole aurait voulu se poser sur la branche La branche est trop basse Le soleil trop haut Je regarde le vol des oiseaux Ils tombent puis remontent La branche est trop basse Le soleil trop haut Ce sont des oiseaux […]

  • Mille morts

    Je suis dans le soleil endormi paresseux habité de pensées comme l’été d’abeilles Le soleil tout à ce qu’il fait n’est que lumière et que chaleur et l’arbre d’un seul mouvement n’a qu’une idée dans ses racines L’oiseau qui se pose sur l’arbre est oiseau de toutes ses ailes Toute en […]

  • Chant du Matin

    Les vapeurs du matin, légères et limpides, Ondulent mollement le long des Laurentides, Comme des nuages d’encens. Au murmure des flots caressant le rivage, Les oiseaux matineux, cachés dans le feuillage, Mêlent de suaves accents. La nature, au réveil, chante une hymne plaintive, Dont les accords touchants font retentir la rive […]

  • Le salon

    La poussière s’étend sur tout le mobilier, Les miroirs de Venise ont défleuri leur charme ; Il y rôde comme un très vieux parfum de Parme, La funèbre douceur d’un sachet familier. Plus jamais ne résonne à travers le silence Le chant du piano dans des rythmes berceurs, Mendelssohn et Mozart, […]

  • Ô toi, que mon amour profond…

    A Herminie. Ô toi, que mon amour profond et sans mélange Formé de ton image et de ton souvenir, Avait su distinguer en l’auguste phalange Des jeunes beautés dont nous faisons notre ange Pour nous guider dans l’avenir, Toi que tout rappelait à mon âme inquiète, Et dont l’âme sans cesse […]

  • Vague et noyée …

    Vague et noyée au fond du brouillard hiémal, Mon âme est un manoir dont les vitres sont closes, Ce soir, l’ennui visqueux suinte au long des choses, Et je titube au mur obscur de l’animal. Ma pensée ivre, avec ses retours obsédants S’affole et tombe ainsi qu’une danseuse soûle ; Et […]

  • La nuit d’octobre

    Le poète Le mal dont j’ai souffert s’est enfui comme un rêve. Je n’en puis comparer le lointain souvenir Qu’à ces brouillards légers que l’aurore soulève, Et qu’avec la rosée on voit s’évanouir. La muse Qu’aviez-vous donc, ô mon poète ! Et quelle est la peine secrète Qui de moi vous […]

  • La nuit de mai

    La muse Poète, prends ton luth et me donne un baiser ; La fleur de l’églantier sent ses bourgeons éclore, Le printemps naît ce soir ; les vents vont s’embraser ; Et la bergeronnette, en attendant l’aurore, Aux premiers buissons verts commence à se poser. Poète, prends ton luth, et me […]

  • Trois ans après

    Il est temps que je me repose ; Je suis terrassé par le sort. Ne me parlez pas d’autre chose Que des ténèbres où l’on dort ! Que veuton que je recommence ? Je ne demande désormais A la création immense Qu’un peu de silence et de paix ! Pourquoi m’appelezvous […]

  • Tentative de description d’un dÎner de têtes à paris-france

    Ceux qui pieusement… Ceux qui copieusement… Ceux qui tricolorent Ceux qui inaugurent Ceux qui croient Ceux qui croient croire Ceux qui croa-croa Ceux qui ont des plumes Ceux qui grignotent Ceux qui andromaquent Ceux qui majusculent Ceux qui chantent en mesure Ceux qui brossent à reluire Ceux qui ont du ventre […]