Les Plus Lus

  • BofBof

    L’art poétique (Chant III)

    Il n’est point de serpent, ni de monstre odieux, Qui, par l’art imité, ne puisse plaire aux yeux ; D’un pinceau délicat l’artifice agréable Du plus affreux objet fait un objet aimable. Ainsi, pour nous charmer, la Tragédie en pleurs D’Œdipe tout sanglant fit parler les douleurs, D’Oreste parricide exprima les alarmes, Et, pour nous […] Plus

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  • Élégie à une Dame

    Si votre doux accueil n’eût consolé ma peine, Mon âme languissait, je n’avais plus de veine, Ma fureur était morte, et mes esprits couverts D’une tristesse sombre avaient quitté les vers. Ce métier est pénible, et notre sainte étude Ne connaît que mépris, ne sent qu’ingratitude : Qui de notre exercice aime le doux souci, […] Plus

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  • Fata morgana

    Ce matin la fille de la montagne tient sur ses genoux un accordéon de chauves-souris blanches Un jour un nouveau jour cela me fait penser à un objet que je garde Alignés en transparence dans un cadre des tubes en verre de toutes les couleurs de philtres de liqueurs Qu’avant de me séduire il ait […] Plus

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  • Promesse de l’irréel

    J’ai ma tristesse dans ma chair et ma joie dans les livres. Celui-ci s’est ouvert pour que j’y trouve un droit de vivre plus acceptable que mon dû. Je me nourris de fables et de malentendus. Je ne sais pas si mes semblables comprennent que mon seul bonheur est dans l’imaginaire. Mon esprit, qui a […] Plus

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  • Quiberon

    I. Par ses propres fureurs le Maudit se dévoile ; Dans le démon vainqueur on voit l’ange proscrit ; L’anathème éternel, qui poursuit son étoile, Dans ses succès même est écrit. Il est, lorsque des cieux nous oublions la voie, Des jours, que Dieu sans doute envoie Pour nous rappeler les enfers ; Jours sanglants […] Plus

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  • Ô ma douce moitié

    Chanson. Voulant, ô ma douce moitié, T’assurer que mon amitié Ne se verra jamais finie, Je fis, pour t’en assurer mieux Un serment juré par mes yeux Et par mon cœur et par ma vie. Tu jures ce qui n’est à toi ; Ton cœur et tes yeux sont à moi D’une promesse irrévocable, Ce […] Plus

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  • L’étal

    Au soir tombant, lorsque déjà l’essor De la vie agitée et rapace s’affaisse, Sous un ciel bas et mou et gonflé d’ombre épaisse, Le quartier fauve et noir dresse son vieux décor De chair, de sang, de vice et d’or. Des commères, blocs de viande tassée et lasse, Interpellent, du seuil de portes basses, Les […] Plus

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  • La complainte de France

    France, jadis on te souloit (1) nommer, En tous pays, le trésor de noblesse, Car un chacun pouvait en toi trouver Bonté, honneur, loyauté, gentillesse, Clergie, sens, courtoisie, prouesse ; Tous étrangers aimaient te suir (2), Et maintenant vois, dont j’ai déplaisance, Qu’il te convient maint grief mal soutenir, Très chrétien, franc royaume de France. […] Plus

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  • La valse

    Dans un flot de gaze et de soie, Couples pâles, silencieux, Ils tournent, et le parquet ploie, Et vers le lustre qui flamboie S’égarent demiclos leurs yeux. Je pense aux vieux rochers que j’ai vus en Bretagne, Où la houle s’engouffre et tourne, jour et nuit, Du même tournoîment que toujours accompagne Le même bruit. […] Plus

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  • Chanson de la plus haute tour

    Oisive jeunesse A tout asservie, Par délicatesse J’ai perdu ma vie. Ah ! Que le temps vienne Où les coeurs s’éprennent. Je me suis dit : laisse, Et qu’on ne te voie : Et sans la promesse De plus hautes joies. Que rien ne t’arrête, Auguste retraite. J’ai tant fait patience Qu’à jamais j’oublie ; […] Plus

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