Poésie, poètes, ressources et plus

  • Le reniement de Saint-Pierre

    Qu’est-ce que Dieu fait donc de ce flot d’anathèmes
    Qui monte tous les jours vers ses chers Séraphins ?
    Comme un tyran gorgé de viande et de vins,
    Il s’endort au doux bruit de nos affreux blasphèmes.

    Les sanglots des martyrs et des suppliciés
    Sont une symphonie enivrante

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    Le reniement de Saint-Pierre
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  • Mon Dieu m’a dit : Mon fils, il faut m’aimer

    I

    Mon Dieu m’a dit : Mon fils, il faut m’aimer. Tu vois
    Mon flanc percé, mon cœur qui rayonne et qui saigne,
    Et mes pieds offensés que Madeleine baigne
    De larmes, et mes bras douloureux sous le poids

    De tes péchés, et mes mains ! Et tu vois la croix,
    Tu vois les clous, le fiel,

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    Mon Dieu m’a dit : Mon fils, il faut m’aimer
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  • Prière pour le Roi Henri le Grand

    Pour le roi allant en Limousin.

    1605.

    Ô Dieu, dont les bontés, de nos larmes touchées,
    Ont aux vaines fureurs les armes arrachées,
    Et rangé l’insolence aux pieds de la raison ;
    Puisqu’à rien d’imparfait ta louange n’aspire,
    Achève ton ouvrage au

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    Prière pour le Roi Henri le Grand
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  • Les rayons jaunes

    Les dimanches d’été, le soir, vers les six heures,
    Quand le peuple empressé déserte ses demeures
    Et va s’ébattre aux champs,
    Ma persienne fermée, assis à ma fenêtre,
    Je regarde d’en haut passer et disparaître
    Joyeux bourgeois, marchands,

    Ouvriers en habits de fête, au coeur

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    Les rayons jaunes
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  • J’avais peiné comme Sisyphe

    J’avais peiné comme Sisyphe
    Et comme Hercule travaillé
    Contre la chair qui se rebiffe.

    J’avais lutté, j’avais baillé
    Des coups à trancher des montagnes,
    Et comme Achille ferraillé.

    Farouche ami qui m’accompagnes,
    Tu le sais, courage païen,
    Si nous en fîmes

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    J’avais peiné comme Sisyphe
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  • L’amour et la mort

    (À M. Louis de Ronchaud).

    I

    Regardez-les passer, ces couples éphémères !
    Dans les bras l’un de l’autre enlacés un moment,
    Tous, avant de mêler à jamais leurs poussières,
    Font le même serment :

    Toujours ! Un mot hardi que les cieux qui vieillissent
    Avec étonnement entendent

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    L’amour et la mort
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  • Les rayons jaunes

    Les dimanches d’été, le soir, vers les six heures,
    Quand le peuple empressé déserte ses demeures
    Et va s’ébattre aux champs,
    Ma persienne fermée, assis à ma fenêtre,
    Je regarde d’en haut passer et disparaître
    Joyeux bourgeois, marchands,

    Ouvriers en habits de fête, au coeur

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    Les rayons jaunes
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  • Chanson de la plus haute tour

    Oisive jeunesse
    A tout asservie,
    Par délicatesse
    J’ai perdu ma vie.
    Ah ! Que le temps vienne
    Où les coeurs s’éprennent.

    Je me suis dit : laisse,
    Et qu’on ne te voie :
    Et sans la promesse
    De plus hautes joies.
    Que rien ne t’arrête,
    Auguste retraite.

    J’ai tant fait patience

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    Chanson de la plus haute tour
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  • L’infâme adultère

    Regards furtifs aux lueurs incandescentes
    Caractère fautif et allure indécente
    Sourires entendus et palabres bues
    Promesse du fruit si peu défendu

    L’infâme adultère ne dit jamais non
    A l’homme délétère qui ne dit pas son nom

    Investissant sur le pêché capital
    Le bénéfice de l’amour

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    L’infâme adultère
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