Les Plus Lus

  • Les réparties de Nina

    LUI. – Ta poitrine sur ma poitrine, Hein ? nous irions, Ayant de l’air plein la narine, Aux frais rayons Du bon matin bleu, qui vous baigne Du vin de jour ?… Quand tout le bois frissonnant saigne Muet d’amour De chaque branche, gouttes vertes, Des bourgeons clairs, On sent dans les choses ouvertes Frémir […] Plus

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  • L’Eternité

    Elle est retrouvée. Quoi ? L’Eternité. C’est la mer allée Avec le soleil. Ame sentinelle, Murmurons l’aveu De la nuit si nulle Et du jour en feu. Des humains suffrages, Des communs élans Là tu te dégages Et voles selon. Puisque de vous seules, Braises de satin, Le Devoir s’exhale Sans qu’on dise : enfin. […] Plus

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  • Les douaniers

    Sonnet. Ceux qui disent : Cré Nom, ceux qui disent macache, Soldats, marins, débris d’Empire, retraités, Sont nuls, très nuls, devant les Soldats des Traités Qui tailladent l’azur frontière à grands coups d’hache. Pipe aux dents, lame en main, profonds, pas embêtés, Quand l’ombre bave aux bois comme un mufle de vache, Ils s’en vont, […] Plus

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  • Soleil et chair

    Le Soleil, le foyer de tendresse et de vie, Verse l’amour brûlant à la terre ravie, Et, quand on est couché sur la vallée, on sent Que la terre est nubile et déborde de sang ; Que son immense sein, soulevé par une âme, Est d’amour comme Dieu, de chair comme la femme, Et qu’il […] Plus

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  • Bruxelles

    Plates-bandes d’amarantes jusqu’à L’agréable palais de Jupiter. – Je sais que c’est Toi qui, dans ces lieux, Mêles ton bleu presque de Sahara ! Puis, comme rose et sapin du soleil Et liane ont ici leurs jeux enclos, Cage de la petite veuve !… Quelles Troupes d’oiseaux, ô ia io, ia io !… – Calmes […] Plus

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  • Le dormeur du val

    Sonnet. C’est un trou de verdure où chante une rivière, Accrochant follement aux herbes des haillons D’argent ; où le soleil, de la montagne fière, Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons. Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue, Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu, Dort ; il est […] Plus

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  • Accroupissement

    Bien tard, quand il se sent l’estomac écoeuré, Le frère Milotus, un oeil à la lucarne D’où le soleil, clair comme un chaudron récuré, Lui darde une migraine et fait son regard darne, Déplace dans les draps son ventre de curé. Il se démène sous sa couverture grise Et descend, ses genoux à son ventre […] Plus

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  • Le cœur supplicié

    Mon triste cœur bave à la poupe… Mon cœur est plein de caporal ! Ils y lancent des jets de soupe, Mon triste cœur bave à la poupe… Sous les quolibets de la troupe Qui lance un rire général, Mon triste cœur bave à la poupe, Mon cœur est plein de caporal ! Ithyphalliques et […] Plus

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  • BofBof

    Le loup criait

    Le loup criait sous les feuilles En crachant les belles plumes De son repas de volailles : Comme lui je me consume. Les salades, les fruits N’attendent que la cueillette ; Mais l’araignée de la haie Ne mange que des violettes. Que je dorme ! que je bouille Aux autels de Salomon. Le bouillon court […] Plus

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  • Chanson de la plus haute tour

    Oisive jeunesse A tout asservie, Par délicatesse J’ai perdu ma vie. Ah ! Que le temps vienne Où les coeurs s’éprennent. Je me suis dit : laisse, Et qu’on ne te voie : Et sans la promesse De plus hautes joies. Que rien ne t’arrête, Auguste retraite. J’ai tant fait patience Qu’à jamais j’oublie ; […] Plus

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  • Âge d’or

    Quelqu’une des voix Toujours angélique – Il s’agit de moi, – Vertement s’explique : Ces mille questions Qui se ramifient N’amènent, au fond, Qu’ivresse et folie ; Reconnais ce tour Si gai, si facile : Ce n’est qu’onde, flore, Et c’est ta famille ! Puis elle chante. Ô Si gai, si facile, Et visible à […] Plus

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  • Bannières de mai

    Aux branches claires des tilleuls Meurt un maladif hallali. Mais des chansons spirituelles Voltigent parmi les groseilles. Que notre sang rie en nos veines, Voici s’enchevêtrer les vignes. Le ciel est joli comme un ange. L’azur et l’onde communient. Je sors. Si un rayon me blesse Je succomberai sur la mousse. Qu’on patiente et qu’on […] Plus

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