Les Plus Lus

  • Ville creusée au burin des larmes

    Ville creusée au burin des larmes et des cris de haine Je connais ton labyrinthe menaçant Je connais la perte de tes détours Car j’ai fait éclater mon cœur Dans ton tourbillon de sanglots il ne me reste qu’à forger ce coin d’acier A la fureur destructrice où se rejoignent les lamentations Du fleuve souterrain […] Plus

    Lire la suite

  • J’écris

    I J’écris pour ceux qui veillent encore sur ce temps D’opprobre et de désaffection J’écris pour ceux qui combattent et qui luttent Aux frontières de la mort et de la poésie J’écris pour ceux qui fomentent la révolte et la haine Dans le coeur des massacrés J’écris pour ceux qui traduisent les discours officiels en […] Plus

    Lire la suite

  • En dérive vers l’absolu

    En dérive vers l’absolu il ne me reste qu’à enfreindre l’ordre De toute justice Pour me détacher sans consentement De sa violence qui m’accable J’ai vécu dans la confusion Je suis mort de la confusion Pour ma défense qu’aurai-je à dire Mes forces se détruisent et me détruisent dans l’égarement Je suis un criminel Qui […] Plus

    Lire la suite

  • Les routes inséparables

    A Henri Thomas Il y a l’isolement, l’attente, la cruauté. Il y a l’amour absolu et souligné par l’absence, la recherche de l’amour, l’inutile et désespérante recherche parmi les pierres, les routes inséparables, et quand on a échoué, s’il vous reste la force du crime et si l’on a pas renoncé à croire, il y a l’amour enfin, sa présence […] Plus

    Lire la suite

  • J’ai vu Paris dans la lumière

    J’ai vu Paris dans la lumière D’une métaphysique essentielle Le jaune et le noir éclataient Il y avait dans ma poitrine Un trou creusé par mon délire Où le jaune et le noir éclataient Sanglants je ne sais pas pourquoi Il y avait ce misérable Qui mimait quelques gestes à moi Et ce fou qui […] Plus

    Lire la suite

  • La solitude la mort la dernière révolte

    La solitude la mort la dernière révolte Celle d’une gloire jouée sur le tapis du temps Et la parodie qui défigure toute douleur La fatigue et ce rictus qui n’en finit plus de masquer la vie Dont la substance est confondue avec le sperme Pour un breuvage plus amer et plus mortel que la misère […] Plus

    Lire la suite

  • Dans le temps dans la nuit

    Dans le temps dans la nuit Je te parlerai Dans le temps dans la nuit je pourrai répondre à voix basse Le seul moment que la vie m’a volé Dans le temps dans la nuit je retrouverai ton visage Et la forme de mon visage Je te parlerai dans le temps je te parlerai dans […] Plus

    Lire la suite

  • Le Havre morte-ville

    Le Havre morte-ville Il ne me reste rien de toi Tu lègues ta gloire à des monstres Il ne reste rien Ni de Guillaume Tell Ni du café Prader ni du café Gustave Ni du café de la poste L’on chercherait en vain Jules Tellier et son buste Dans le square défoncé Démente horreur Moi […] Plus

    Lire la suite

  • Au moment d’écrire

    Au moment d’écrire j’ai déjà perdu par le doute l’ivresse de la vision Et cette terre m’abandonne où je suis venu me briser Je connaissais en m’éveillant Ce que je ne pourrai vous répéter sans trahir C’était l’horreur de toute mécanique de l’esprit L’horreur des oeuvres décalquées sur l’automatisme cérébral des scléroses Pierres polies et dépolies par […] Plus

    Lire la suite

  • Je reprends le visage

    Je reprends le visage et je reprends le signe Je lève le poing fermé à l’horizon Et j’entreprends de vivre Pour apprendre douteux à mourir J’écarte tes cheveux tombés sur ton visage Et je dessine en moi pour toi et pour ces jours Des souffrances héroïques et des nuits sans amours Il faut tenter, il […] Plus

    Lire la suite

  • Je me retrouve sans forme humaine

    Je me retrouve sans forme humaine Ensanglanté par mes révoltes et par mes luttes Et condamné à vivre des existences dispersées Je me retrouve abandonné à ma seule vie Sans force et démuni de ce repos Quand je vivais de la démence de nos vies Et vagabond d’un Monde absent J’entraîne avec moi la nuit […] Plus

    Lire la suite

  • Même avec les dents serrées

    Même avec les dents serrées Même avec nos visages comme l’amour Avec nos visages éclairés par le désir Avec nos visages qui viennent tout à coup de se lever ensemble Proches et semblables délivrés pour un moment unique Ton visage avec des yeux trop grands des cheveux d’or sur des épaules étroites Mon visage durci […] Plus

    Lire la suite

Charger plus
Toutes nos félicitations. Vous avez atteint la fin de l'internet.