Les Plus Lus

  • Mon cher papa

    (Écrit à l’âge de 12 ans.) J’avais appris un compliment, Et j’accourais pour célébrer ta fête, On y parlait de sentiment De tendre amour, d’ardeur parfaite ; Mais j’ai tout oublié, Lorsque je suis venu, Je t’aime est le seul mot que j’ai bien retenu. Ajouter aux favoris 0 Plus

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  • Voeux simples

    Vivre du vert des prés et du bleu des collines, Des arbres racineux qui grimpent aux ravines, Des ruisseaux éblouis de l’argent des poissons ; Vivre du cliquetis allègre des moissons, Du clair halètement des sources remuées, Des matins de printemps qui soufflent leurs buées, Des octobres semeurs de feuilles et de fruits Et de […] Plus

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  • La Forêt

    Forêt silencieuse, aimable solitude, Que j’aime à parcourir votre ombrage ignoré ! Dans vos sombres détours, en rêvant égaré, J’éprouve un sentiment libre d’inquiétude ! Prestiges de mon cœur ! je crois voir s’exhaler Des arbres, des gazons une douce tristesse : Cette onde que j’entends murmure avec mollesse, Et dans le fond des bois semble encor m’appeler. Oh ! […] Plus

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  • L’oiseau-lyre

    Dans sa forêt de Tasmanie, un oiseau-lyre, malgré mille splendeurs, éprouvait une angoisse plus lourde, croyait-il, qu’un récif de corail. Il fit appel à moi. Je vins en baleinier, comme dans l’ancien temps. Je le trouvai bougon, jaloux, rongé d’orgueil. Je lui fis un rapport sur les autres oiseaux qui apportaient au monde un sentiment […] Plus

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  • Élégie à une Dame

    Si votre doux accueil n’eût consolé ma peine, Mon âme languissait, je n’avais plus de veine, Ma fureur était morte, et mes esprits couverts D’une tristesse sombre avaient quitté les vers. Ce métier est pénible, et notre sainte étude Ne connaît que mépris, ne sent qu’ingratitude : Qui de notre exercice aime le doux souci, […] Plus

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  • The Night of Loveless Nights

    Nuit putride et glaciale, épouvantable nuit, Nuit du fantôme infirme et des plantes pourries, Incandescente nuit, flamme et feu dans les puits, Ténèbres sans éclairs, mensonges et roueries. Qui me regarde ainsi au fracas des rivières ? Noyés, pêcheurs, marins ? Éclatez les tumeurs Malignes sur la peau des ombres passagères, Ces yeux m’ont déjà […] Plus

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  • Intempéries

    (Féerie) Petits couteaux de gel et de sel petits tambours de grêle petits tambours d’argent douce tempête de neige merveilleux mauvais temps Un grand ramoneur noir emporté par le vent tombe dans l’eau de vaisselle du baquet d’un couvent Enfin quelqu’un de propre à qui je puis parler dit l’eau de vaisselle Mais au lieu […] Plus

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  • La mort et le mourant

    La Mort ne surprend point le sage ; Il est toujours prêt à partir, S’étant su lui-même avertir Du temps où l’on se doit résoudre à ce passage. Ce temps, hélas ! embrasse tous les temps : Qu’on le partage en jours, en heures, en moments, Il n’en est point qu’il ne comprenne Dans le […] Plus

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  • La Jeune Parque

    à André Gide Depuis bien des années j’avais laissé l’art des vers : essayant de m’y astreindre encore, j’ai fait cet exercice que je te dédie. 1917 Le Ciel a-t-il formé cet amas de merveilles Pour la demeure d’un serpent ? Pierre Corneille Qui pleure là, sinon le vent simple, à cette heure Seule, avec […] Plus

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