Dernières histoires

  • La gare

    Gare de la douleur j’ai fait toutes tes routes. Je ne peux plus aller, je ne peux plus partir. J’ai traîné sous tes ciels, j’ai crié sous tes voûtes. Je me tends vers le jour où j’en verrai sortir Le masque sans regard qui roule á ma rencontre Sur le crassier […]

  • Les Ruines

    Mais, parmi tant d’objets si grands, si renommés, Qu’en ce climat chéri l’un et l’autre ont semés, Il en est dont l’aspect me frappe davanrage. Ce mélange surtout, cet informe assemblage De palais ruinés, de temples dépéris. Fixe, étonne sans cesse, et confond mes esprits : Fragiles monuments, magnifiques fantômes, Nobles […]

  • Il y a par là…

    Il y a par là un vieux château triste et gris comme mon cœur, où quand il tombe de la pluie dans la cour abandonnée des pavots plient sous l’eau lourde qui les effeuille et les pourrit. Autrefois, sans doute, la grille était ouverte, et dans la maison les vieux courbés […]

  • Brouillard

    Le brouillard me fait peur ! Et ces phares – yeux hurlant de quels monstres Glissant dans le silence. Ces ombres qui rasent le mur Et passent, sont-ce mes souvenirs Dont la longue file va-t-en pèlerinage ?… Le brouillard sale de la Ville ! De sa suie froide Il encrasse mes […]

  • L’Épitaphe

    J’ai vécu dans ces temps et depuis mille années Je suis mort. Je vivais, non déchu mais traqué. Toute noblesse humaine étant emprisonnée J’étais libre parmi les esclaves masqués. J’ai vécu dans ces temps et pourtant j’étais libre. Je regardais le fleuve et la terre et le ciel Tourner autour de […]

  • Ceux qui meurent et Ceux qui combattent – IV. Une Nuit blanche

    La ville, mer immense, avec ses bruits sans nombre, A sur les flots du jour replié ses flots d’ombre, Et la Nuit secouant son front plein de parfums, Inonde le ciel pur de ses longs cheveux bruns. Moi, pensif, accoudé sur la table, j’écoute Cette haleine du soir que je recueille […]

  • Alors la trompette

    Alors la trompette retentira à toutes les portes de la ville Et des oiseaux s’envoleront au bruit des fanfares. Ils voleront longtemps au-dessus de la ville Et, quand ils se poseront, Déjà nous reposerons Heureux, joyeux, le cœur contenté, Dormant dans la nuit qui précédera le premier lever de soleil du […]

  • Dans une ville où rien n’existe

    Dans une ville où rien n’existe et où tout se crée perpétuellement sans jamais nous laisser un seul instant de repos nous ne sommes vraiment que les instruments d’une force qui anime et qui démembre ces murs Il n’y a pas de conjonction pour ceux qui traversent l’espace et le temps […]

  • Charmer la ville

    Je viens de loin Je viens de l’île Cernée d’émeraudes. Ce pays long Ses monts de mines ; Châteaux malins, Qui rodent En un lac blanc, Tels des chasseurs Ardant. J’ai pris le vent, J’ai plongée en ma rivière, Pour sillonner à vous. Pureté du chemin d’eau. J’ai pris mes plumes Pour […]

  • Ceux qui meurent et Ceux qui combattent – III. Les deux Frères

    Patientez encor pour une autre folie. Les temps sont si mauvais, que pour son pauvre amant La Muse n’a gardé que sa mélancolie. Donc naguères vivaient, sous l’azur d’Italie, Deux frères de Toscane au langage charmant, Qui n’avaient qu’eux au monde et s’aimaient saintement. Deux lutteurs aguerris, formidables athlètes Jetés dans […]

  • 05 – Le méchant toujours tremble, il est tout en alarme… [XLI à L]

    XLI. Le méchant toujours tremble, il est tout en alarme L’œil d’un homme de bien le tient comme abattu ; De Rome tout le monde a redouté les armes Rome d’un seul Caton redoute la vertu. XLII. Le vice aveugle l’âme et son jugement brouille, Confond le bien au mal, tient […]

  • Ce soir, quand la ville engourdie…

    A qui je pense, hélas! Loin du toit où vous êtes ? Enfants, je pense à vous…… VICTOR HUGO Ce soir, quand la ville engourdie S’éveille à l’heure où le jour fuit, La strada se remplit de bruit, Le golfe au soleil s’incendie. Et par l’ombre enfin enhardie, Dès que Venus […]