Les Plus Lus

  • Marguerite

    C’était un soir de juin paisible. Du midi Le vent soufflait chargé d’un parfum attiédi, Et les deux vieilles tours massives et carrées D’un rayon de soleil couchant étaient dorées. Le ciel d’un bleu d’opale avait des tons charmants ; Les arbres et les fleurs tressaillaient par moments ; Partout les foins coupés dormaient sur […] Plus

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  • Villanelle

    Et tant que nous vivrons, nous aurons tous les deux. Alfred de Musset. O les charmants nuages roses, Les jolis prés verts tout mouillés ! Après les vilains mois moroses, Les petits oiseaux réveillés S’envolent aux champs dépouillés. Tout là-haut ce n’est que bruits d’ailes, Rendez-vous, murmures, chansons ; Aux toits courent les hirondelles, Tandis […] Plus

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  • Promenade

    Mon Dieu ! n’est-il donc pas de chemin qui ramène Au bonheur d’autrefois regretté si souvent ? Théophile Gautier. Il faisait un jour blanc et tout chargé d’orage, Les oiseaux accablés se taisaient sous l’ombrage, Les herbes se tordaient au baiser du soleil ; Dans les champs moissonnés les pailles inégales Abritaient des cigales, Dont […] Plus

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  • Intérieur

    La voix haute et profonde Qu’au loin jette le monde Ne parvient pas ici. Théophile Gautier. La maison est petite & de peu d’apparence, Le soleil en hiver ne la visite pas Et du nord ou du sud ne fait point différence. Le toit d’en face est haut & celui-ci très bas. Le bonheur seul […] Plus

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  • Espérance

    Qu’il était fatigué ce soir Au moment de son arrivée ! À mes côtés il vint s’asseoir ; Sa journée était achevée. Je lui dirais : « Vous êtes bon ! » Car je n’osais pas tout lui dire, Hélas !… et lui répondait : « Non ! » Avec son plus charmant sourire. Puis […] Plus

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  • Enfantine

    Toujours ces quatre douces têtes Riaient………….. Victor Hugo. Devant le grand feu vif de sarment qui pétille, Le père est entouré de toute sa famille : Les grand’mères en cheveux blancs, Pour qui le rude hiver de la vieillesse austère Jonche encore de fleurs la route solitaire Qu’elles parcourent à pas lents ; Et puis […] Plus

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  • Soir d’hiver

    L’étoile a des frissons dans la sphère divine. HENRY MURGER L’eau pleure au clair bassin des larmes de cristal, Le pré s’est revêtu d’une robe argentée, Des lueurs ont blanchi le ciel oriental Et la lune apparaît dédaigneuse et lactée. Le vent souffle du nord et le froid est fatal. Malheur à qui n’a pas […] Plus

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  • Jour tombant

    Rien ne finit, rien ne commence, Ce n’est ni la nuit ni le jour. LECONTE DE LISLE Sur le ciel gris rosé l’extrémité des branches Se découpe légère et frissonnante au vent ; L’heure est chaude ; le soir ouvre aux visions blanches, Et par les près fauchés elles s’en vont rêvant. Elles s’en vont […] Plus

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  • À ce qui n’est plus

    Je sais l’art d’évoquer les minutes heureuses. Charles Baudelaire. Pourquoi revenez-vous creuser mon souvenir, Ô jours trop tôt perdus, ô trop chères pensées, Images que le temps doit avoir effacées, Mots que mon cœur jalouse et ne peut contenir, Pourquoi revenez-vous creuser mon souvenir ? J’avais promis l’oubli qui console et qui tue, L’oubli muet […] Plus

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  • La Cure

    Clochers silencieux montrant du doigt le ciel ! Théophile Gautier. C’est un vieux cimetière étroit, pauvre, rustique, Où d’humbles croix de bois, lugubre floraison, Se détachent en noir sur le vert du gazon. Puis une église avec un auvent pour portique, Dont le petit clocher montrant le ciel du doigt, Par un mouvement doux s’accoude […] Plus

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  • Ce soir, quand la ville engourdie…

    A qui je pense, hélas! Loin du toit où vous êtes ? Enfants, je pense à vous…… VICTOR HUGO Ce soir, quand la ville engourdie S’éveille à l’heure où le jour fuit, La strada se remplit de bruit, Le golfe au soleil s’incendie. Et par l’ombre enfin enhardie, Dès que Venus dans le ciel luit […] Plus

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  • Page blanche

    Qu’écrire ? Vierge encor la page est sous mes doigts, Prête à tout elle attend mon caprice. — Autrefois La chantante élégie en mon cœur murmurée, Source qui débordait de la vasque nacrée, S’épanchait d’elle-même en vers doux et naïfs. Les doutes, les soupçons, les aveux, flots furtifs Qui jasent et s’en vont aux pentes […] Plus

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