Dernières histoires

  • Le renard et le corbeau (fabulette)

    Maître corbeau dans un supermarché Voulait acheter un fromage Maître renard, commerçant avisé Lui tint à peu prés ce langage —  «  Voyez ce camembert moulé en Roumanie Il a le même aspect  que ceux de Normandie » « Pensez que ce pays doit de se moderniser Depuis qu’a notre « Europe » il est […]

  • Nuit de Siné

    Femme, pose sur mon front tes mains balsamiques, tes mains douces plus que fourrure. Là-haut les palmes balancées qui bruissent dans la haute brise nocturne À peine. Pas même la chanson de nourrice. Qu’il nous berce, le silence rythmé. Écoutons son chant, écoutons battre notre sang sombre, écoutons Battre le pouls […]

  • Mademoiselle sans souci

    Mademoiselle Sans Souci vêtue de rien d’un peu d’été Mademoiselle Tôt Partie à peine là vite en allée Toute nue dorée de paresse Mademoiselle Rire aux Larmes juste habillée de mes caresses Mademoiselle Fausse Alarme Rapportez-moi d’où vous allez Mademoiselle Feu de Paille un pas perdu deux sous trouvés trois échos […]

  • La tendresse

    Miraculeux printemps dont l’automne est si triste, Le plus beau sentiment, non, ce n’est pas l’amour ; Pas l’amour faible et fou, l’amour aveugle et sourd, Fermant autour de lui sa guirlande égoïste. Ce n’est pas le respect aux bagues d’améthyste ; Ni le rêve, laissant ses longs cheveux flotter ; […]

  • Au Pierrot de Willette

    Cher Pierrot, qui d’un clin d’oeil Me montre tout ce qui m’aime, J’aime ta joie, et ton deuil Même! Je t’aime, de froid transi Et terrassé par le jeûne, Et tremblant d’amour, et si Jeune! J’aime ton regard de feu, Ta bravoure et ton coeur mâle, Bien que tu sembles un […]

  • Contemplation

    Attendrissant, ce blond, lumineuse auréole de mèches douces et folles te caressant le front. Si émouvant, ce bleu où baigne ton regard. Ne te ferai d’aveu. Car me taire est ma part. Et troublant, cet ourlet au contour de tes lèvres où mon regard en fièvre s’attarde, triste et muet. Meurtrissants, […]

  • Songe d’hiver

    A sad tale’s best for winter ; I have one of spirits and goblins. Shakspere, Winter’s tale. Act.II, scène I. I Dans nos longs soirs d’hiver, où, chez le bon Armand, Dans notre farniente adorable et charmant On oubliait le monde aride, Vous demandiez pourquoi sur mon front fatigué, Au milieu […]

  • A la Jeunesse

    Prologue pour « La Vie de Bohème » au Théâtre de l’Odéon Mesdames et messieurs, nous vous donnons La Vie De Bohème, une pièce où le rire et les pleurs Se mêlent, comme aux champs, où notre âme est ravie, Les larmes du matin brillent parmi les fleurs. Pour dire ce […]

  • La Maîtresse rousse

    Je pris pour maître, un jour, une rude maîtresse, Plus fauve qu’un jaguar, plus rousse qu’un lion ! Je l’aimais ardemment, âprement, sans tendresse, Avec possession plus qu’adoration ! C’était ma rage, à moi ! la dernière folie Qui saisit, ? quand, touché par l’âge et le malheur, On sent au […]

  • Feu les oiseaux

    Si le monde Etait un raisin transparent Qui survivrait ? De l’autre côté de la mer Les arbres se remplissent D’oiseaux incorruptibles L’aile d’un ange A ma fenêtre obscure Neige Mon coeur prends garde ! Cette année quel retard Sur l’églantine Dans le fond de la cour Un tilleul oublié Parfume […]

  • Rencontres

    À Jacques Baron Passez votre chemin ! Le soir lève son bâton blanc devant les piétons. Cornes des bœufs les soirs d’abondance vous semez l’épouvante sur le boulevard Passez votre chemin ! c’est la volute lumineuse et contournée de l’heure Lutte pour la mort. L’arbitre compte jusqu’à 70. Le mathématicien se […]