Le miroir brisé

Le petit homme qui chantait sans cesse

le petit homme qui dansait dans ma tête

le petit homme de la jeunesse

a cassé son lacet de soulier

et toutes les baraques de la fête

tout d’un coup se sont écroulées

et dans le silence de cette fête

dans le désert de cette fête

j’ai entendu ta voix heureuse

ta voix déchirée et fragile

enfantine et désolée

venant de loin et qui m’appelait

et j’ai mis ma main sur mon cœur

où remuaient

ensanglantés

les sept éclats de glace de ton rire étoile.

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Une statue (2)

A Hacques Pelletier, poète venu en Languedoc