Dernières histoires

  • Maximes

    II.. L’amour-propre est le plus grand de tous les flatteurs. XIX. Nous avons tous assez de force pour supporter les maux d’autrui. XXVI. Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement. XXXI. Si nous n’avions point de défauts, nous ne prendrions pas tant de plaisir à en remarquer dans […]

  • Ordre

    Arrêtez les chiens sur les routes Et les charrettes à bœufs. Qu’ils retournent vers leur source! Il s’agit d’être réveillé comme la foudre qui va tomber-Que le vent dur comme fer Casse les oiseaux contre terre! Je ne veux plus, cœur traître, de tes salutations dans ma poitrine, Je te veux […]

  • Sur soi-même

    Fer, anémone, drap. Fer de lance perce l’anémone qui saigne sur le drap. Fer teinté du sang des anémones, blancheur des draps. Un fer au cœur, une anémone à la blessure, un drap pour linceul. Fer, anémone, drap. Et ce drap rougi d’un sang d’anémone flotte à la hampe du fer […]

  • 02 – Le fruit sur l’arbre prend sa fleur, et puis se nouë… [XI à XX]

    XI. Le fruit sur l’arbre prend sa fleur, et puis se nouë, Se nourrit, se meurit, et se pourrit enfin : L’homme naît, vit et meurt, voila sur quelle rouë Le temps conduit son corps au pouvoir du destin. XII. Cette vie est un arbre, et les fruits sont les hommes, […]

  • Vivre

    Forcément on avance j’avance drôle ou pas drôle c’est la vie le mégot de la vie précieuse à brûler avarement ses lèvres de sale vie précieuse comme un sein comme du vin dans un sein comme une tirade de nain éternel attouchement de plaies sur le corps de la bien-aimée Forcément […]

  • L’Ami du voyage

    Nous avons d’un seul cœur entrepris un voyage ; C’était encore hier, à peine rencontrés. Une voix nous souffla : « Tous deux, vous partirez Ensemble partager la joie d’un seul sillage… ». L’amitié nous porta vers d’inconnus rivages Sur des flots incertains maintes fois chavirés. Si nous voguions parfois, opposant nos beauprés, […]

  • Je voudrais, si ma vie était encore à faire

    Je voudrais, si ma vie était encore à faire, Qu’une femme très calme habitât avec moi Plus jeune de dix ans, qui portât sans émoi La moitié d’une vie au fond plutôt sévère. Notre cœur à tous deux dans ce château de verre, Notre regard commun ! franchise et bonne foi. […]

  • Vivere memento

    La vie est si souvent morne et décolorée, A l’ennui l’heure lourde est tant de fois livrée Que le corps s’engourdit, Et que l’âme, fuyant les épreuves amères, S’envole et vient saisir à travers les chimères L’idéal interdit. On trouve ainsi l’oubli des autres, de soi-même, On n’est plus de la […]

  • Au Platane

    A André Fontainas. Tu penches, grand Platane, et te proposes nu, Blanc comme un jeune Scythe, Mais ta candeur est prise, et ton pied retenu Par la force du site. Ombre retentissante en qui le même azur Qui t’emporte, s’apaise, La noire mère astreint ce pied natal et pur À qui […]

  • Lettre à M. de Lamartine

    Lorsque le grand Byron allait quitter Ravenne, Et chercher sur les mers quelque plage lointaine Où finir en héros son immortel ennui, Comme il était assis aux pieds de sa maîtresse, Pâle, et déjà tourné du côté de la Grèce, Celle qu’il appelait alors sa Guiccioli Ouvrit un soir un livre […]

  • Éternelle chanson

    Éternelle chanson ! Printemps ! Pâleur suprême ! Jardin sur un buisson ! Nuit sur un chrysanthème ! Fleur ! Étoile ! Pinson ! Et le don de soi-même… Éternelle chanson ! Plaisir ! Chagrin suprême ! Strophe au double frisson Qui fait, dans l’air extrême, Rimer à l’unisson : Je […]

  • 04 – Pour avoir un bon Roi, un Conseil juste et sage… [XXXI à XL]

    XXXI. Pour avoir un bon Roi, un Conseil juste et sage, Un peuple obéissant, et une ferme paix, L’état n’est sûr pourtant : le calme suit l’orage, Aux plus beaux jours on voit les brouillards plus épais. XXXII. Homme, bien que tu sois du Ciel originaire, N’entreprends pas d’aller du pair […]