Les Plus Lus

  • Le Cimetière marin

    Ce toit tranquille, où marchent des colombes, Entre les pins palpite, entre les tombes; Midi le juste y compose de feux La mer, la mer, toujours recommencée Ô récompense après une pensée Qu’un long regard […] Plus

  • Au Bois Dormant

    La princesse, dans un palais de rose pure, Sous les murmures, sous la mobile ombre dort, Et de corail ébauche une parole obscure Quand les oiseaux perdus mordent ses bagues d’or. Elle n’écoute ni les […] Plus

  • L’abeille

    A Francis De Miomandre. Quelle, et si fine, et si mortelle, Que soit ta pointe, blonde abeille, Je n’ai, sur ma tendre corbeille, Jeté qu’un songe de dentelle. Pique du sein la gourde belle, Sur […] Plus

  • La Pythie

    A Pierre Louys. Hoec effata silet; pallor simul occupat ora. Virgile, AEn, IV. La Pythie, exhalant la flamme De naseaux durcis par l’encens, Haletante, ivre, hurle!… l’âme Affreuse, et les flancs mugissants! Pâle, profondément mordue, […] Plus

  • Hélène

    Azur! c’est moi… Je viens des grottes de la mort Entendre l’onde se rompre aux degrés sonores, Et je revois les galères dans les aurores Ressusciter de l’ombre au fil des rames d’or. Mes solitaires […] Plus

  • Le Sylphe

    Ni vu ni connu Je suis le parfum Vivant et défunt Dans le vent venu! Ni vu ni connu Hasard ou génie? À peine venu La tâche est finie! Ni lu ni compris? Aux meilleurs […] Plus

  • Air de Sémiramis

    … Dès l’aube, chers rayons, mon front songe à vous ceindre ! À peine il se redresse, il voit d’un œil qui dort Sur le marbre absolu, le temps pâle se peindre, L’heure sur moi […] Plus

  • L’insinuant

    Ô courbes, méandre, Secrets du menteur, Est-il art plus tendre Que cette lenteur? Je sais où je vais, Je t’y veux conduire, Mon dessein mauvais N’est pas de te nuire… Quoique souriante En pleine fierté, […] Plus

  • Palme

    A Jeannue. De sa grâce redoutable Voilant à peine l’éclat, Un ange met sur ma table Le pain tendre, le lait plat; Il me fait de la paupière Le signe d’une prière Qui parle à […] Plus

  • Au Platane

    A André Fontainas. Tu penches, grand Platane, et te proposes nu, Blanc comme un jeune Scythe, Mais ta candeur est prise, et ton pied retenu Par la force du site. Ombre retentissante en qui le […] Plus

  • Profusion du Soir

    Poème Abandonné… Du soleil soutenant la puissante paresse Qui plane et s’abandonne à l’oeil contemplateur, Regard!… Je bois le vin céleste, et je caresse Le grain mystérieux de l’extrême hauteur. Je porte au sein brûlant […] Plus

  • Les Grenades

    Dures grenades entr’ouvertes Cédant à l’excès de vos grains, Je crois voir des fronts souverains Éclatés de leurs découvertes! Si les soleils par vous subis, Ô grenades entre-bâillées Vous ont fait d’orgueil travaillées Craquer les […] Plus