Les Plus Lus

  • Profusion du Soir

    Poème Abandonné… Du soleil soutenant la puissante paresse Qui plane et s’abandonne à l’oeil contemplateur, Regard!… Je bois le vin céleste, et je caresse Le grain mystérieux de l’extrême hauteur. Je porte au sein brûlant ma lucide tendresse, Je joue avec les feux de l’antique inventeur; Mais le dieu par degrés qui se désintéresse Dans […] Plus

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  • Hélène

    Azur! c’est moi… Je viens des grottes de la mort Entendre l’onde se rompre aux degrés sonores, Et je revois les galères dans les aurores Ressusciter de l’ombre au fil des rames d’or. Mes solitaires mains appellent les monarques Dont la barbe de sel amusait mes doigts purs; Je pleurais. Ils chantaient leurs triomphes obscurs […] Plus

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  • Valvins

    Si tu veux dénouer la forêt qui t’aère Heureuse, tu te fonds aux feuilles, si tu es Dans la fluide yole à jamais littéraire, Traînant quelques soleils ardemment situés Aux blancheurs de son flanc que la Seine caresse Émue, ou pressentant l’après-midi chanté, Selon que le grand bois trempe une longue tresse, Et mélange ta […] Plus

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  • Anne

    Anne qui se mélange au drap pâle et délaisse Des cheveux endormis sur ses yeux mal ouverts Mire ses bras lointains tournés avec mollesse Sur la peau sans couleur du ventre découvert. Elle vide, elle enfle d’ombre sa gorge lente, Et comme un souvenir pressant ses propres chairs, Une bouche brisée et pleine d’eau brûlante […] Plus

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  • Cantiques des Colonnes

    A Léon-Paul Fargue. Douces colonnes, aux Chapeaux garnis de jour, Ornés de vrais oiseaux Qui marchent sur le tour, Douces colonnes, ô L’orchestre de fuseaux! Chacun immole son Silence à l’unisson. -Que portez-vous si haut, Égales radieuses? -Au désir sans défaut Nos grâces studieuses! Nous chantons à la fois Que nous portons les cieux! Ô […] Plus

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  • Orphée

    … Je compose en esprit, sous les myrtes, Orphée L’Admirable!… le feu, des cirques purs descend; Il change le mont chauve en auguste trophée D’où s’exhale d’un dieu l’acte retentissant. Si le dieu chante, il rompt le site tout-puissant; Le soleil voit l’horreur du mouvement des pierres; Une plainte inouïe appelle éblouissants Les hauts murs […] Plus

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  • Ode secrète

    Chute superbe, fin si douce, Oubli des luttes, quel délice Que d’étendre à même la mousse Après la danse, le corps lisse! Jamais une telle lueur Que ces étincelles d’été Sur un front semé de sueur N’avait la victoire fêté! Mais touché par le Crépuscule, Ce grand corps qui fit tant de choses, Qui dansait, […] Plus

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  • La Ceinture

    Quand le ciel couleur d’une joue Laisse enfin les yeux le chérir Et qu’au point doré de périr Dans les roses le temps se joue, Devant le muet de plaisir Qu’enchaîne une telle peinture, Dans une Ombre à libre ceinture Que le temps est près de saisir. Cette ceinture vagabonde Fait dans le souffle aérien […] Plus

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  • Le Bois Amical

    Nous avons pensé des choses pures Côte à côte, le long des chemins, Nous nous sommes tenus par les mains Sans dire… parmi les fleurs obscures; Nous marchions comme des fiancés Seuls, dans la nuit verte des prairies; Nous partagions ce fruit de féeries La lune amicale aux insensés Et puis, nous sommes morts sur […] Plus

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  • Vue

    Si la plage planche, si L’ombre sur l’oeil s’use et pleure Si l’azur est larme, ainsi Au sel des dents pure affleure La vierge fumée ou l’air Que berce en soi puis expire Vers l’eau debout d’une mer Assoupie en son empire Celle qui sans les ouïr Si la lèvre au vent remue Se joue […] Plus

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  • Intérieur

    Une esclave aux longs yeux chargés de molles chaînes Change l’eau de mes fleurs, plonge aux glaces prochaines, Au lit mystérieux prodigue ses doigts purs; Elle met une femme au milieu de ces murs Qui, dans ma rêverie errant avec décence, Passe entre mes regards sans briser leur absence, Comme passe le verre au travers […] Plus

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  • Été

    À Francis Vielé-Griffin. Été, roche d’air pur, et toi, ardente ruche, Ô mer! Éparpillée en mille mouches sur Les touffes d’une chair fraîche comme une cruche, Et jusque dans la bouche où bourdonne l’azur; Et toi, maison brûlante, Espace, cher Espace Tranquille, où l’arbre fume et perd quelques oiseaux, Où crève infiniment la rumeur de […] Plus

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