Les Plus Lus

  • Popular C'était OKC'était OK BofBof

    Les séparés (N’écris pas…)

    N’écris pas. Je suis triste, et je voudrais m’éteindre. Les beaux étés sans toi, c’est la nuit sans flambeau. J’ai refermé mes bras qui ne peuvent t’atteindre, Et frapper à mon coeur, c’est frapper au tombeau. N’écris pas ! N’écris pas. N’apprenons qu’à mourir à nous-mêmes. Ne demande qu’à Dieu… qu’à toi, si je t’aimais […] Plus

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  • Hot C'était OKC'était OK IncroyableIncroyable

    Les pauvres gens

    Il est nuit. La cabane est pauvre, mais bien close. Le logis est plein d’ombre et l’on sent quelque chose Qui rayonne à travers ce crépuscule obscur. Des filets de pêcheur sont accrochés au mur. Au fond, dans l’encoignure où quelque humble vaisselle Aux planches d’un bahut vaguement étincelle, On distingue un grand lit aux […] Plus

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  • Tristesse d’Olympio

    Les champs n’étaient point noirs, les cieux n’étaient pas mornes. Non, le jour rayonnait dans un azur sans bornes Sur la terre étendu, L’air était plein d’encens et les prés de verdures Quand il revit ces lieux où par tant de blessures Son cœur s’est répandu ! L’automne souriait ; les coteaux vers la plaine […] Plus

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  • Rue de seine

    Rue de Seine dix heures et demie le soir au coin d’une autre rue un homme titube… un homme jeune avec un chapeau un imperméable une femme le secoue… elle le secoue et elle lui parle et il secoue la tête son chapeau est tout de travers et le chapeau de la femme s’apprête à […] Plus

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  • Printemps

    Tout rayonne, tout luit, tout aime, tout est doux ; Les oiseaux semblent d’air et de lumière fous ; L’âme dans l’infini croit voir un grand sourire. À quoi bon exiler, rois ? à quoi bon proscrire ? Proscrivez-vous l’été ? m’exilez-vous des fleurs ? Pouvez-vous empêcher les souffles, les chaleurs, Les clartés, d’être là, […] Plus

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  • Le temps des noyaux

    Soyez prévenus vieillards soyez prévenus chefs de famille le temps où vous donniez vos fils à la patrie comme on donne du pain aux pigeons ce temps-là ne reviendra plus prenez-en votre parti c’est fini le temps des cerises ne reviendra plus et le temps des noyaux non plus inutile de gémir allez plutôt dormir […] Plus

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  • Madrid 1936

    Madrid seule et solennelle, Juillet t’avait surprise avec ta joie De rayon de miel pauvre ; claire était ta rue, Clairs étaient tes songes. Un hoquet noir De généraux, une vague De soutanes rageuses Rompit entre tes genoux Ses eaux boueuses et leurs ruisseaux de fange. Les yeux encore tout meurtris de sommeil, Avec un […] Plus

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