Hélène

Azur! c’est moi… Je viens des grottes de la mort

Entendre l’onde se rompre aux degrés sonores,

Et je revois les galères dans les aurores

Ressusciter de l’ombre au fil des rames d’or.
Mes solitaires mains appellent les monarques

Dont la barbe de sel amusait mes doigts purs;

Je pleurais. Ils chantaient leurs triomphes obscurs

Et les golfes enfuis aux poupes de leurs barques.
J’entends les conques profondes et les clairons

Militaires rythmer le vol des avirons;

Le chant clair des rameurs enchaînes le tumulte,
Et les Dieux, à la proue héroïque exaltés

Dans leur sourire antique et que l´écume insulte,

Tendent vers moi leurs bras indulgents et sculptés.

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Les Muses bernées

Toute la vie d’un coeur – 1819