La Fausse Morte

Humblement, tendrement, sur le tombeau charmant

Sur l’insensible monument,

Que d’ombres, d’abandons, et d’amour prodiguée,

Forme ta grâce fatiguée,

Je meurs, je meurs sur toi, je tombe et je m’abats,
Mais à peine abattu sur le sépulcre bas,

Dont la close étendue aux cendres me convie,

Cette morte apparente, en qui revient la vie,

Frémit, rouvre les yeux, m’illumine et me mord,

Et m’arrache toujours une nouvelle mort

Plus précieuse que la vie.

Voter pour ce poème!

Paul Valéry Apprenti Poète

Par Paul Valéry

Paul Valéry est un écrivain, poète et philosophe français, né le 30 octobre 1871 à Sète et mort le 20 juillet 1945 à Paris.

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

La poésie est une aventure. Embarquez avec nous en laissant votre trace.
S’abonner
Notifier de
Avatar
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

014 – Tu joues tous les jours avec la lumière de l’univers…

Obsèques