Les Plus Lus

  • C'était OKC'était OK

    Les sirènes

    Les Sirènes chantaient… Là-bas, vers les îlots, Une harpe d’amour soupirait, infinie ; Les flots voluptueux ruisselaient d’harmonie Et des larmes montaient aux yeux des matelots. Les Sirènes chantaient… Là-bas, vers les rochers, Une haleine de fleurs alanguissait les voiles ; Et le ciel reflété dans les flots pleins d’étoiles Versait tout son azur en […] Plus

    Lire la suite

  • Ville morte

    Sonnet. Vague, perdue au fond des sables monotones, La ville d’autrefois, sans tours et sans remparts, Dort le sommeil dernier des vieilles Babylones, Sous le suaire blanc de ses marbres épars. Jadis elle régnait ; sur ses murailles fortes La Victoire étendait ses deux ailes de fer. Tous les peuples d’Asie assiégeaient ses cent portes […] Plus

    Lire la suite

  • Automne

    Le vent tourbillonnant, qui rabat les volets, Là-bas tord la forêt comme une chevelure. Des troncs entrechoqués monte un puissant murmure Pareil au bruit des mers, rouleuses de galets. L’Automne qui descend les collines voilées Fait, sous ses pas profonds, tressaillir notre cœur ; Et voici que s’afflige avec plus de ferveur Le tendre désespoir […] Plus

    Lire la suite

  • Viole

    Mon cœur, tremblant des lendemains, Est comme un oiseau dans tes mains Qui s’effarouche et qui frissonne. Il est si timide qu’il faut Ne lui parler que pas trop haut Pour que sans crainte il s’abandonne. Un mot suffit à le navrer, Un regard en lui fait vibrer Une inexprimable amertume. Et ton haleine seulement, […] Plus

    Lire la suite

  • Les constellations

    Clydie, au crépuscule assise dans les fleurs, Regarde, à l’orient, de ses beaux yeux rêveurs Les constellations, claires géométries, Au velours bleu du soir fixer leurs pierreries. Mélanthe les indique et, le doigt vers les cieux, Les nomme par leurs noms doux et mystérieux : Pégase, le Dragon, Cassiopée insigne, Andromède et la Lyre, et […] Plus

    Lire la suite

  • Le petit Palémon

    Le petit Palémon, grand de huit ans à peine, Maintient en vain le bouc qui résiste et l’entraîne, Et le force à courir à travers le jardin, Et brusquement recule et s’élance soudain. Ils luttent corps à corps ; le bouc fougueux s’efforce ; Mais l’enfant, qui s’arc-boute et renverse le torse, Étreint le cou […] Plus

    Lire la suite

  • Le laboureur

    Mars préside aux travaux de la jeune saison ; À peine l’aube errante au bord de l’horizon Teinte de pâle argent la mare solitaire, Le laboureur, fidèle ouvrier de la terre, Penché sur la charrue, ouvre d’un soc profond Le sein toujours blessé, le sein toujours fécond. Sous l’inflexible joug qu’un cuir noue à leurs […] Plus

    Lire la suite

  • Viole

    Mon coeur, tremblant des lendemains, Est comme un oiseau dans tes mains Qui s’effarouche et qui frissonne. Il est si timide qu’il faut Ne lui parler que pas trop haut Pour que sans crainte il s’abandonne. Un mot suffit à le navrer, Un regard en lui fait vibrer Une inexprimable amertume. Et ton haleine seulement, […] Plus

    Lire la suite

  • Matin sur le port

    Le soleil, par degrés, de la brume émergeant, Dore la vieille tour et le haut des mâtures ; Et, jetant son filet sur les vagues obscures, Fait scintiller la mer dans ses mailles d’argent. Voici surgir, touchés par un rayon lointain, Des portiques de marbre et des architectures ; Et le vent épicé fait rêver […] Plus

    Lire la suite

  • Devant la mer, un soir

    Devant la mer, un soir, un beau soir d’Italie, Nous rêvions… toi, câline et d’amour amollie, Tu regardais, bercée au cœur de ton amant, Le ciel qui s’allumait d’astres splendidement. Les souffles qui flottaient parlaient de défaillance ; Là-bas, d’un bal lointain, à travers le silence, Douces comme un sanglot qu’on exhale à genoux, Des […] Plus

    Lire la suite

  • Mon enfance captive …

    Mon enfance captive a vécu dans des pierres, Dans la ville où sans fin, vomissant le charbon, L’usine en feu dévore un peuple moribond. Et pour voir des jardins je fermais les paupières… J’ai grandi ; j’ai rêvé d’orient, de lumières, De rivages de fleurs où l’air tiède sent bon, De cités aux noms d’or, […] Plus

    Lire la suite

  • Musique

    Sonnet. Puisqu’il n’est point de mots qui puissent contenir, Ce soir, mon âme triste en vouloir de se taire, Qu’un archet pur s’élève et chante, solitaire, Pour mon rêve jaloux de ne se définir. Ô coupe de cristal pleine de souvenir ; Musique, c’est ton eau seule qui désaltère ; Et l’âme va d’instinct se […] Plus

    Lire la suite

Charger plus
Toutes nos félicitations. Vous avez atteint la fin de l'internet.