Les Plus Lus

  • Vieux moulins

    À Alfred Barthe. En pays de Saintonge, où nos meilleures vignes Sont, comme au champ d’honneur, mortes en droites lignes, Sous le fléau terrible, on voit encor souvent, Dominant les hauteurs, un vieux moulin à vent. Sur le coteau pierreux et nu comme un calvaire, Ce reste d’un autre âge est fantasque et sévère : […] Plus

    Lire la suite

  • Fleurs d’avril

    À André Theuriet. Le bouvreuil a sifflé dans l’aubépine blanche ; Les ramiers, deux à deux, ont au loin roucoulé, Et les petits muguets, qui sous bois ont perlé, Embaument les ravins où bleuit la pervenche. Sous les vieux hêtres verts, dans un frais demi-jour, Les heureux de vingt ans, les mains entrelacées, Echangent, tout […] Plus

    Lire la suite

  • L’étoile du berger

    À Sainte-Beuve. LE BERGER. Étoile du berger, si tu voulais m’entendre, Toi qui brilles là-haut comme un pur diamant ; Où mon œil n’atteint pas, ton regard peut descendre. Par cette belle nuit tu verras clairement… L’ÉTOILE. Je vois plusieurs pays… Lequel regarderai-je ? LE BERGER. Le pays au delà des étangs. L’ÉTOILE. J’aperçois Un […] Plus

    Lire la suite

  • Crépuscule d’hiver

    À Madame François Wells. En se couchant au fond de la grande avenue, Le soleil disparaît dans un ciel pourpre et noir ; Et, de la tête aux pieds, la haute forêt nue Profondément tressaille au premier vent du soir. Déjà tout est bien mort : plus une feuille aux branches, Plus un chant dans […] Plus

    Lire la suite

  • Rêve d’oiseau

    À Mademoiselle Bertbe Wells. Sous les fleurs d’églantier nouvellement écloses, Près d’un nid embaumé dans le parfum des roses, Quand la forêt dormait immobile et sans bruit, Le rossignol avait chanté toute la nuit. Quand les bois s’éclairaient au réveil de l’aurore, Le fortuné chanteur vocalisait encore. Sous les grands hêtres verts qui lui filtraient […] Plus

    Lire la suite

  • Amours d’oiseaux

    À Philippe Gille. I. Deux ramiers voyageurs, emperlés de rosée, Ont abattu leur vol au bord de ma croisée Ouverte à l’orient… Je les ai reconnus, Car chez moi, l’an passé, tous deux étaient venus. Ces deux beaux pèlerins m’arrivent de Bohême, À l’époque où fleurit le petit maïanthème, Et dans les bras noueux de […] Plus

    Lire la suite

  • Vol d’oiseaux

    À David Sauvageot. I. Les cygnes migrateurs qui passent dans les airs, Pèlerins de haut vol, fiers de leurs ailes grandes, Sont tout surpris de voir tant d’espaces déserts : Des steppes, des marais, des grèves et des landes. « C’est triste, pensent-ils… Ne croit-on pas rêver Quand, à perte de vue, on trouve abandonnées […] Plus

    Lire la suite

  • Fleur solitaire

    À Madame de Bertha. Par un soir ténébreux de l’arrière-saison. Dans un coup de rafale une graine emportée, Tombant contre les murs d’une haute prison, Entre de vieux pavés mal joints s’est arrêtée. Dans ce lit de hasard elle dort tout l’hiver, Sous des blocs de granit froidement inhumée ; Mais quand au tiède avril […] Plus

    Lire la suite

  • Matin d’octobre

    À Jules Breton. Le soleil s’est levé rouge comme une sorbe Sur un étang des bois : — il arrondit son orbe Dans le ciel embrumé, comme un astre qui dort ; Mais le voilà qui monte en éclairant la brume, Et le premier rayon qui brusquement s’allume À toute la forêt donne des feuilles […] Plus

    Lire la suite

  • Paysage normand

    À Ernest Chesneau. J’aime à suivre le bord des petites rivières Qui cheminent sans bruit dans les bas-fonds herbeux. À leur fil d’argent clair viennent boire les bœufs, Et tournoyer le vol des jaunes lavandières. J’en sais qui passent loin des grands fleuves bourbeux, Diaphanes miroirs des plantes printanières, Et les reines des prés s’y […] Plus

    Lire la suite

  • Aux Champs Élyséens

    À Henri Brisson. Quand l’astre de la nuit sur nos forêts se lève. Endormi sur la mousse, au parfum des fraisiers, Je fis, au clair de lune, un paisible et long rêve, Tandis qu’un rossignol chantait dans les rosiers. En pays inconnu, sur de vastes prairies. Loin de notre planète et des bois vendéens, Foulant […] Plus

    Lire la suite

  • Les charmeuses

    À Jules Claretie. LES NAGEURS. Ô filles de la mer, loin des bords égarées, Quand les flots s’empourpraient aux lueurs du couchant, Nous avons entendu votre merveilleux chant Épanouir en chœur ses voix énamourées. Mais nous sommes en vain de robustes nageurs ; Nous fatiguons nos bras sans pouvoir vous atteindre, Et voici bientôt l’heure […] Plus

    Lire la suite

Charger plus
Toutes nos félicitations. Vous avez atteint la fin de l'internet.