Les Plus Lus

  • Écrit après la visite d’un bagne

    Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne. Quatre-vingt-dix voleurs sur cent qui sont au bagne Ne sont jamais allés à l’école une fois, Et ne savent pas lire, et signent d’une croix. C’est dans cette ombre-là qu’ils ont trouvé le crime. L’ignorance est la nuit qui commence l’abîme. Où rampe la raison, l’honnêteté […] Plus

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  • Migration

    Soudain, la vie l’etonnement de la mer De quelle fêlure l’errance de quelle écharde l’origine infinie qui se dérobe ? Devant toi la mer son alphabet d’esquifs et légendes sa rotondité en trompe l’œil ses vieux nomades célibataires à l’écoute des dernières sirènes Derrière toi la mer tes racmes en convulsions une terre celée au […] Plus

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  • Châtiment de l’orgueil

    En ces temps merveilleux où la Théologie Fleurit avec le plus de sève et d’énergie On raconte qu’un jour un docteur des plus grands, – Après avoir forcé les coeurs indifférents ; Les avoir remués dans leurs profondeurs noires ; Après avoir franchi vers les célestes gloires Des chemins singuliers à lui-même inconnus, Où les […] Plus

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  • Poème vertical

    En ce jour déjà détaché de sa vieille rive Oser chercher les mots d’un poème introuvable Oser recommencer C’est trop Trop de cris jugulés trop de villes cuirassées Ont changé l’univers en une sourde guerre Pourtant je recommence à cogner à cette double porte Je m’infiltre dans l’écorce et dans les carapaces Je suis celui […] Plus

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  • Le vallon

    Mon coeur, lassé de tout, même de l’espérance, N’ira plus de ses voeux importuner le sort ; Prêtez-moi seulement, vallon de mon enfance, Un asile d’un jour pour attendre la mort. Voici l’étroit sentier de l’obscure vallée : Du flanc de ces coteaux pendent des bois épais, Qui, courbant sur mon front leur ombre entremêlée, […] Plus

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  • Le vallon

    Mon coeur, lassé de tout, même de l’espérance, N’ira plus de ses voeux importuner le sort ; Prêtezmoi seulement, vallon de mon enfance, Un asile d’un jour pour attendre la mort. Voici l’étroit sentier de l’obscure vallée : Du flanc de ces coteaux pendent des bois épais, Qui, courbant sur mon front leur ombre entremêlée, […] Plus

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  • Satire III

    Sans parler, je t’entends : il faut suivre l’orage ; Aussi bien on ne peut où choisir avantage ; Nous vivons à tâtons et, dans ce monde ici, Souvent avec travail on poursuit du souci ; Car les dieux courroucés contre la race humaine Ont mis avec les biens les sueurs et la peine. Le […] Plus

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  • Ébauche d’un serpent

    A Henri Ghéon. Parmi l’arbre, la brise berce La vipère que je vêtis; Un sourire, que la dent perce Et qu’elle éclaire d’appétits, Sur le Jardin se risque et rôde, Et mon triangle d’émeraude Tire sa langue à double fil… Bête que je suis, mais bête aiguë, De qui le venin quoique vil Laisse loin […] Plus

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  • La Jeune Parque

    à André Gide Depuis bien des années j’avais laissé l’art des vers : essayant de m’y astreindre encore, j’ai fait cet exercice que je te dédie. 1917 Le Ciel a-t-il formé cet amas de merveilles Pour la demeure d’un serpent ? Pierre Corneille Qui pleure là, sinon le vent simple, à cette heure Seule, avec […] Plus

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