Les Plus Lus

  • Tristesse d’Olympio

    Les champs n’étaient point noirs, les cieux n’étaient pas mornes. Non, le jour rayonnait dans un azur sans bornes Sur la terre étendu, L’air était plein d’encens et les prés de verdures Quand il revit ces lieux où par tant de blessures Son cœur s’est répandu ! L’automne souriait ; les coteaux vers la plaine […] Plus

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  • Les deux pigeons

    Deux Pigeons s’aimaient d’amour tendre : L’un d’eux, s’ennuyant au logis, Fut assez fou pour entreprendre Un voyage en lointain pays. L’autre lui dit : « Qu’allez-vous faire ? Voulez-vous quitter votre frère ? L’absence est le plus grand des maux : Non pas pour vous, cruel ! Au moins, que les travaux, Les dangers, […] Plus

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  • BofBof

    L’art poétique (Chant III)

    Il n’est point de serpent, ni de monstre odieux, Qui, par l’art imité, ne puisse plaire aux yeux ; D’un pinceau délicat l’artifice agréable Du plus affreux objet fait un objet aimable. Ainsi, pour nous charmer, la Tragédie en pleurs D’Œdipe tout sanglant fit parler les douleurs, D’Oreste parricide exprima les alarmes, Et, pour nous […] Plus

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  • Sagesse

    À MADEMOISELLE LOUISE B. I. – Ainsi donc rien de grand, rien de saint, rien de pur, Rien qui soit digne, ô ciel ! de ton regret d’azur ! Rien qui puisse anoblir le vil siècle où nous sommes, Ne sortira du cœur de l’homme enfant des hommes ! Homme ! esprit enfoui sous les […] Plus

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  • Les jardins

    …Désirezvous un lieu propice à vos travaux ? Loin des champs trop unis, des monts trop inégaux, J’aimerais ces hauteurs où, sans orgueil, domine Sur un riche vallon une belle colline. Là, le terrain est doux sans insipidité, Élevé sans raideur, sec sans aridité. Vous marchez : l’horizon vous obéit : la terre S’élève ou […] Plus

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  • Éloge de l’amour

    Tout l’Univers obéit à l’Amour ; Belle Psyché, soumettez-lui votre âme. Les autres dieux à ce dieu font la cour, Et leur pouvoir est moins doux que sa flamme. Des jeunes coeurs c’est le suprême bien Aimez, aimez ; tout le reste n’est rien. Sans cet Amour, tant d’objets ravissants, Lambris dorés, bois, jardins, et […] Plus

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  • Magritte

    Aujourd’hui, de même que l’aromancier, comme la seiche, déverse méthodiquement son encre pour se dissimuler, le peintre tachiste jette sur la toile, avec une désinvolture frénétiquement pré-fabriquée, les très vacillantes esquisses de l’inconsciente et refoulée autocritique de son involontaire autoportrait. Magritte, lui, c’est plutôt l’art dépoli. Il ne se regarde pas dans la glace, il […] Plus

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  • L’homme de désir

    Les merveilles du Seigneur semblent jetées sans ordre et sans dessein dans le champ de l’immensité. Elles brillent éparses comme ces fleurs innombrables dont le printemps émaille nos prairies. Ne cherchons pas un plan plus régulier pour les décrire. Principe des êtres, tous tiennent à toi. C’est leur liaison secrète avec toi, qui fait leur […] Plus

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  • Migration

    Soudain, la vie l’etonnement de la mer De quelle fêlure l’errance de quelle écharde l’origine infinie qui se dérobe ? Devant toi la mer son alphabet d’esquifs et légendes sa rotondité en trompe l’œil ses vieux nomades célibataires à l’écoute des dernières sirènes Derrière toi la mer tes racmes en convulsions une terre celée au […] Plus

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  • Les téléphones

    La république des objets se donne Un Président. Si c’était l’ascenseur Qui fait de l’asthme, ou le Vieux Téléphone Qui ne dit plus bonjour? Quelque fauteur De trouble, quelque miroir mobilise Des souvenirs en âge de voter. Pour le chauffe-bain trop libéral — crise De conscience — pas de majorité. Le soupirail hésite : un […] Plus

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