Poésie, poètes, ressources et plus

  • Dans le poulailler urbain

    Dans le poulailler urbain

    Le français râle et hurle pour rien

    Il insulte et frappe son prochain

    Le français ne comprend rien
    Il est nerveux et a perdu

    Les valeurs humaines répandues

    Jadis par les religions et les bons saints

    Le français a perdu la main
    Alors il s’étouffe et il s’enserre

    Dans sa routine, il désespère

    Il ne prend plus le temps pour lui

    Le français, peu à peu, se détruit
    Thomas Chaline

  • Tes rêves et ton berceau

    Tu grandis si vite

    Et t’éloignes en silence

    Autour de toi gravite

    Cette liberté immense
    Tu abandonnes tes repères

    Tes rêves et ton berceau

    Et tout ce que tu digères

    Devient de longs sanglots
    Tu grandis si vite

    Et pleures en silence

    Autour de toi s’évite

    La prison « insolence »
    Tu abandonnes les cimes

    De ton berceau de lumière

    Et tout ce que tu dessines

    A une coloration délétère
    Thomas Chaline, 2016

  • Les hommes se sont mis à plusieurs

    Je voulais sortir quelques heures

    Respirer l’air, m’abandonner

    Je voulais sortir en courant d’air
    Je voulais partir quelques heures

    Sentir le vent sur mon visage

    Je voulais partir en courant d’air
    Mais l’air est sale et pollué

    Les hommes se sont mis à plusieurs

    Pour massacrer mon bon air

    Pour détruire mon petit bonheur
    Je voulais trainer quelques minutes

    Sous la pluie battante de l’Eté

    Je voulais trainer quelques minutes
    Je voulais marcher un moment

    Sur les chemins désertés

    Je voulais marcher un moment
    Mais les chemins sont vieux et bétonnés

    Les hommes se sont mis à plusieurs

    Pour massacrer les beaux chemins

    Pour détruire mon bout de terrain
    Thomas Chaline

  • Unique religion

    On aura une vie sublime

    Qui n’existe pas dans les films

    Une vie ensoleillée sans averse

    De rires et de sucreries diverses
    Notre palais sera de bois

    Niché au cœur d’une forêt

    Sous les pins maritimes, nos secrets

    A l’abri de tout juge, toute lois
    Il n’y aura qu’une saison

    Aucune espèce végétale ne se fanera

    Nous aurons pour unique religion

    La paix, l’amour et l’immense joie
    Cette vie, on l’aura fabriquée

    A coup de silence et de volonté

    Dans ce monde qui se bouscule

    Nous arrêterons nos pendules
    Thomas Chaline, 2016