Les Plus Lus

  • La chambre de la châtelaine

    « Délivrez-moi de ma lourde parure ; Ces longs habits, cette riche coiffure, Doublent encore la fatigue du soir. L’heure s’avance, et déjà du manoir Les murs épais sont enveloppés d’ombre. Seuls, du soldat veillant dans la nuit sombre, Les pas égaux font retentir les tours ; Hâtez-vous donc, prêtez-moi vos secours ! Je veux […] Plus

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  • Le Cimetière marin

    Ce toit tranquille, où marchent des colombes, Entre les pins palpite, entre les tombes; Midi le juste y compose de feux La mer, la mer, toujours recommencée Ô récompense après une pensée Qu’un long regard sur le calme des dieux! Quel pur travail de fins éclairs consume Maint diamant d’imperceptible écume, Et quelle paix semble […] Plus

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  • L’eau vive

    L’eau des fontaines de la pluie, la gentille eau, la fraîche aux joues, l’eau qui a peur quand vient la nuit, l’eau qui tout bas chante tout doux, l’eau qui murmure, l’eau qui dort, l’eau qui joue avec les anguilles, avec Inès ou Léonor, avec les longs cheveux des filles, l’eau qui paresse, l’eau qui […] Plus

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  • Colère d’un printemps

    Tu piques dans la caisse L’argent des contribuables Car ce n’est que la paresse Ta qualité honorable Tu joues à quitte ou double La lenteur de la justice Les électeurs t’adoubent Ta force est ton artifice Quand l’heure des comptes viendra Sous la colère d’un printemps Tu prieras encore tous les vents Pour t’échapper par […] Plus

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  • paresse d’Héraclès !

    Paresse, c’est trop facile de ne rien faire ;trop difficile de le savoir bien trop de gens se font avoiret la vie passe, trop vite sur terre, car le travail est une étreinte un grand serpent, tel un piton,par ses anneaux nous dépitonstoutes les jeunesses par cette feinte, c’est Héraclès qui en témoigneenfant étouffant les reptiles,dans […] Plus

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  • Entre deux draps

    Entre deux draps de toile belle et bonne, Que très souvent on rechange, on savonne, La jeune Iris, au coeur sincère et haut, Aux yeux brillants, à l’esprit sans défaut, Jusqu’à midi volontiers se mitonne. Je ne combats de goûts contre personne, Mais franchement sa paresse m’étonne; C’est demeurer seule plus qu’il ne faut Entre […] Plus

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  • Éventail de Madame Mallarmé

    Avec comme pour langage Rien qu’un battement aux cieux Le futur vers se dégage Du logis très précieux Aile tout bas la courrière Cet éventail si c’est lui Le même par qui derrière Toi quelque miroir a lui Limpide (où va redescendre Pourchassée en chaque grain Un peu d’invisible cendre Seule à me rendre chagrin) […] Plus

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  • Nice

    Nice, trop petite naguère, S’agrandit, libre de tout mur, Ni port marchand, ni port de guerre, Toute blanche au bord de l’azur. Nice a pour orgueil d’être blanche Dès que luit le soleil levant ; Les vaisseaux vont à Villefranche Qui veulent s’abriter du vent. Son quai nouveau n’est que la plage. Qu’importe un navire […] Plus

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  • Rrose Sélavy

    1. Dans un temple en stuc de pomme le pasteur distillait le suc des psaumes. 2. Rrose Sélavy demande si les Fleurs du Mal ont modifié les mœurs du phalle : qu’en pense Omphale ? 3. Voyageurs, portez des plumes de paon aux filles de Pampelune. 4. La solution d’un sage est-elle la pollution d’un […] Plus

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  • Chanson d’après-midi

    Quoique tes sourcils méchants Te donnent un air étrange Qui n’est pas celui d’un ange, Sorcière aux yeux alléchants, Je t’adore, ô ma frivole, Ma terrible passion ! Avec la dévotion Du prêtre pour son idole. Le désert et la forêt Embaument tes tresses rudes, Ta tête a les attitudes De l’énigme et du secret. […] Plus

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  • A Cloris

    Stances S’il est vrai, Cloris, que tu m’aimes, Mais j’entends que tu m’aimes bien, Je ne crois point que les Rois mêmes Aient un heur comme le mien : Que la mort serait importune De venir changer ma fortune À la félicité des Dieux ! Tout ce qu’on dit de l’ambroisie Ne touche point ma […] Plus

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  • La chambre double

    Une chambre qui ressemble à une rêverie, une chambre véritablement spirituelle, où l’atmosphère stagnante est légèrement teintée de rose et de bleu. L’âme y prend un bain de paresse, aromatisé par le regret et le désir. — C’est quelque chose de crépusculaire, de bleuâtre et de rosâtre ; un rêve de volupté pendant une éclipse. […] Plus

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