Les Plus Lus

  • La chambre de la châtelaine

    « Délivrez-moi de ma lourde parure ; Ces longs habits, cette riche coiffure, Doublent encore la fatigue du soir. L’heure s’avance, et déjà du manoir Les murs épais sont enveloppés d’ombre. Seuls, du soldat veillant dans la nuit sombre, Les pas égaux font retentir les tours ; Hâtez-vous donc, prêtez-moi vos secours ! Je veux […] Plus

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  • Rêverie

    Alors que sur les monts l’ombre s’est abaissée, Des jours qui ne sont plus s’éveille la pensée ; Le temps fuit plus rapide, il entraîne sans bruit Le cortège léger des heures de la nuit. Un songe consolant rend au cœur solitaire Tous les biens qui jadis l’attachaient à la terre, Ses premiers sentiments et […] Plus

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  • Lai de la mort d’Amour

    Merci, gentilles Jouvencelles, M’avez reçu dans le châtel. Soyez tendres autant que belles, Saurez les chants du ménestrel ; Les retins de mon noble maître, Car ai tout appris dans sa cour ; Vous conterai LA MORT D’AMOUR, Et vous verrai plorer peut-être ! N’est plus Amour qui bien aimer faisait, Les faux amans l’ont […] Plus

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  • La veille de Noël

    Entre mes doigts guide ce lin docile, Pour mon enfant tourne, léger fuseau ; Seul tu soutiens sa vie encore débile, Tourne sans bruit auprès de son berceau. Les entends-tu, chaste Reine des anges ; Ces tintements de l’airain solennel ? Le peuple en foute entourant ton autel, Avec amour répète tes louanges. Pour mon […] Plus

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  • L’écho de la harpe

    Pauvre harpe du barde, au lambris suspendue, Tu dormais, dès longtemps poudreuse et détendue. D’un souffle vagabond la brise de la nuit Sur ta corde muette éveille un léger brait : Telle dort en mon sein cette harpe cachée, Et que seule la Muse a quelquefois touchée. Alors qu’un mot puissant, un songe, un souvenir, […] Plus

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  • À Prud’hon

    Messager discret et fidèle, Dit un jour Amour au Zéphir, Je veux étonner l’avenir Du prix que j’accorde à ton zèle ! A mes yeux tu l’as mérité, Quand j’ai vu mes aveux timides Et les soupirs de la beauté Portés sur tes ailes rapides. Viens chez les heureux favoris Du Dieu de la double […] Plus

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  • La Poésie

    Déjà tu la connais, tu grandis sous son aile, Jeune enfant aux yeux noirs ; demeure-lui fidèle : Les fils de l’Hélicon, de leurs plus doux accords, A tes heureuses mains ont livré les trésors. Mais toi, brillant rameau d’une tige choisie, Féconde, et dès longtemps chère à la poésie, N’as-tu point entendu ses accents […] Plus

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  • Windsor

    Vieux château de Windsor, dont les pierres gothiques Éveillent d’Albion les harpes romantiques, Livre au barde étranger quelque grand souvenir, Qu’il puisse avec ses chants léguer à l’avenir. Naguère j’ai cru voir, sous tes portiques sombres, De tes hôtes royaux errer les nobles ombres, Et tout bas j’évoquais les noms des anciens rois, Espérant qu’un […] Plus

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  • Invocation

    Oh ! ne puis-je étouffer les vains bruits de la vie, Éloigner son calice amer, Fuir cette route obscure, où je suis asservie, Pour des aspects plus doux, un horizon plus clair ! Viens donc, oh ! viens à moi, bienfaisante immortelle, Seule consolatrice à mes ennuis fidèle ; Accours, les yeux pensifs, le front […] Plus

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  • Le printemps

    Viens, charmante saison, jeunesse de l’année, Viens animer encore le luth des Troubadours, Des fleurs que tu fais naître accours environnée, Elles seront le prix de nos chansons d’amours. Voici venir le jour où la Reine des anges, Seule, au pied de la croix, répandit tant de pleurs, Qu’elle entende aujourd’hui l’hymne de nos louanges […] Plus

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  • La marinière

    Je veux me fier A cette galère, Et d’un marinier Etre marinière. Il faut, ô ma mère, Pour ne pas rester, Que de te quitter L’amour me requière ! Cet enfant altier Me tient prisonnière, Et d’un marinier Me fait marinière. Adieu donc la terre, Pour ce pont flottant ; C’est là qu’il m’attend ! […] Plus

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  • Prélude

    Lasse enfin de courir, vagabonde pensée, Ne reprendras-tu point ton allure passée ? Ton pas doit-il fouler le pavé des chemins, Et ta main, sans pudeur, toucher toutes les mains ? N’as-tu pas regretté, dans tes labeurs profanes, Forcée à te couvrir de grossiers vêtements, Ce merveilleux tissu, dont les plis diaphanes Voilaient, sans les […] Plus

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