Les Plus Lus

  • Coucher avec elle

    Coucher avec elle Pour le sommeil côte à côte Pour les rêves parallèles Pour la double respiration Coucher avec elle Pour l’ombre unique et surprenante Pour la même chaleur Pour la même solitude Coucher avec elle Pour l’aurore partagée Pour le minuit identique Pour les mêmes fantômes Coucher coucher avec elle Pour l’amour absolu Pour […] Plus

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  • C'était OKC'était OK

    Le meunier

    Le vieux meunier du moulin noir, On l’enterra, l’hiver, un soir De froid rugueux, de bise aiguë En un terrain de cendre et de ciguës. Le jour dardait sa clarté fausse Sur la bêche du fossoyeur ; Un chien errait près de la fosse, L’aboi tendu vers la lueur. La bêche, à chacune des pelletées, […] Plus

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  • La solitude est verte

    Chasseresse ou dévote ou porteuse de dons La solitude est verte en des landes hantées Comme chansons du vent aux provinces chantées Comme le souvenir lié à l’abandon. La solitude est verte. Verte comme verveine au parfum jardinier Comme mousse crépue au bord de la fontaine Et comme le poisson messager des sirènes, Verte comme […] Plus

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  • La gare

    Gare de la douleur j’ai fait toutes tes routes. Je ne peux plus aller, je ne peux plus partir. J’ai traîné sous tes ciels, j’ai crié sous tes voûtes. Je me tends vers le jour où j’en verrai sortir Le masque sans regard qui roule á ma rencontre Sur le crassier livide où je rampe […] Plus

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  • Aux arbres

    Arbres de la forêt, vous connaissez mon âme ! Au gré des envieux la foule loue et blâme ; Vous me connaissez, vous ! — vous m’avez vu souvent, Seul dans vos profondeurs, regardant et rêvant. Vous le savez, la pierre où court un scarabée, Une humble goutte d’eau de fleur en fleur tombée, Un […] Plus

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  • La Forêt

    Forêt silencieuse, aimable solitude, Que j’aime à parcourir votre ombrage ignoré ! Dans vos sombres détours, en rêvant égaré, J’éprouve un sentiment libre d’inquiétude ! Prestiges de mon cœur ! je crois voir s’exhaler Des arbres, des gazons une douce tristesse : Cette onde que j’entends murmure avec mollesse, Et dans le fond des bois semble encor m’appeler. Oh ! […] Plus

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  • L’expiation (I)

    I. Il neigeait. On était vaincu par sa conquête. Pour la première fois l’aigle baissait la tête. Sombres jours ! l’empereur revenait lentement, Laissant derrière lui brûler Moscou fumant. Il neigeait. L’âpre hiver fondait en avalanche. Après la plaine blanche une autre plaine blanche. On ne connaissait plus les chefs ni le drapeau. Hier la […] Plus

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  • La grande ville

    La « grande ville ». Un tas criard de pierres blanches Où rage le soleil comme en pays conquis. Tous les vices ont leur tanière, les exquis Et les hideux, dans ce désert de pierres blanches. Des odeurs ! Des bruits vains ! Où que vague le cœur, Toujours ce poudroiement vertigineux de sable, Toujours […] Plus

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  • C'était OKC'était OK

    Une martyre

    (Dessin d’un maître inconnu.) Au milieu des flacons, des étoffes lamées Et des meubles voluptueux, Des marbres, des tableaux, des robes parfumées Qui traînent à plis somptueux, Dans une chambre tiède où, comme en une serre, L’air est dangereux et fatal, Où des bouquets mourants dans leurs cercueils de verre Exhalent leur soupir final, Un […] Plus

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  • Je suis seul

    Je suis seul dans la plaine Et dans la nuit Avec les arbres recroquevillés de froid Qui, coudes au corps, se serrent les uns tout contre les autres. Je suis seul dans la plaine Et dans la nuit Avec les gestes de désespoir pathétique des arbres Que leurs feuilles ont quittés pour des îles d’élection. […] Plus

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  • Prière du poète

    Mon Dieu qui donnes l’eau tous les jours à la source, Et la source coule, et la source fuit ; Des espaces au vent pour qu’il prenne sa course, Et le vent galope à travers la nuit ; Donne de quoi rêver à moi dont l’esprit erre Du songe de l’aube au songe du soir […] Plus

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  • À Villequier

    Maintenant que Paris, ses pavés et ses marbres, Et sa brume et ses toits sont bien loin de mes yeux ; Maintenant que je suis sous les branches des arbres, Et que je puis songer à la beauté des cieux ; Maintenant que du deuil qui m’a fait l’âme obscure Je sors, pâle et vainqueur, […] Plus

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