Dernières histoires

  • Les Ruines

    Mais, parmi tant d’objets si grands, si renommés, Qu’en ce climat chéri l’un et l’autre ont semés, Il en est dont l’aspect me frappe davanrage. Ce mélange surtout, cet informe assemblage De palais ruinés, de temples dépéris. Fixe, étonne sans cesse, et confond mes esprits : Fragiles monuments, magnifiques fantômes, Nobles […]

  • C’est fait de mes Destins…

    C’est fait de mes Destins ; je commence à sentir Les incommodités que la vieillesse apporte. Déjà la pâle mort, pour me faire partir, D’un pied sec et tremblant vient frapper à ma porte. Ainsi que le soleil sur la fin de son cours Paraît plutôt tomber que descendre dans l’Onde […]

  • Enfantine

    Toujours ces quatre douces têtes Riaient………….. Victor Hugo. Devant le grand feu vif de sarment qui pétille, Le père est entouré de toute sa famille : Les grand’mères en cheveux blancs, Pour qui le rude hiver de la vieillesse austère Jonche encore de fleurs la route solitaire Qu’elles parcourent à pas […]

  • Ariane

    Et Dionysos aux cheveux d’or épousa la blonde Ariadnè, fille de Minos, et il l’épousa dans la fleur de la jeunesse, et le Kroniôn la mit à l’abri de la vieillesse et la fit Immortelle. Hesiode, Théogonie. Trad. Leconte de Lisle. Dans Naxos, où les fleurs ouvrent leurs grands calices Et […]

  • Pas plus que montagnes de glace

    Pas plus que montagnes de glace La haine en ces lieux où tout fond Ne saurait se faire une place. Puits d’amour le puits peu profond Où niche barbouillé de crème Le mensonge, enfant trop gâté. Troublentils le ciel de ce thé, Les laiteux nuages que j’aime ? Peu dangereux sont […]

  • Marie, à tous les coups vous me venez reprendre

    Marie, à tous les coups vous me venez reprendre Que je suis trop léger, et me dites toujours, Quand je vous veux baiser, que j’aille à ma Cassandre, Et toujours m’appelez inconstant en amours. Je le veux être aussi, les hommes sont bien lourds Qui n’osent en cent lieux neuve amour […]

  • Tu te verras ton ivoire crêper

    Tu te verras ton ivoire crêper Par l’outrageuse et tardive vieillesse. Lors sans pouvoir en rien participer D’aucune joie et humaine liesse, Je n’aurai eu de ta verte jeunesse, Que la pitié n’a su à soi ployer Ni du travail qu’on m’a vu employer A soutenir mes peines éphémères Comme Apollon, […]

  • Parthénope et l’Étrangère

    À M. Pouqueville O femme, que veux-tu ? – Parthénope, un asile. – Quel est ton crime ? – Aucun. – Qu’as-tu fait ? – Des ingrats. – Quels sont tes ennemis ? – Ceux qu’affranchit mon bras ; Hier on m’adorait, aujourd’hui l’on m’exile. – Comment dois-tu payer mon hospitalité ? – Par des périls d’un […]

  • Myrrhe bruloit jadis d’une flamme enragée

    Myrrhe bruloit jadis d’une flamme enragée, Osant souiller au lict la place maternelle Scylle jadis tondant la teste paternelle, Avoit bien l’amour vraye en trahison changée. Arachne ayant des Arts la Deesse outragée, Enfloit bien son gros fiel d’une fierté rebelle : Gorgon s’horrible bien quand sa teste tant belle Se […]

  • Pourrières

    Un vieux clocher coiffé de fer sur la colline. Des fenêtres sans cris, sous des toits sans oiseaux. D’un barbaresque Azur la paix du Ciel s’incline. Soleil dur ! Mort de l’ombre ! Et Silence des Eaux. Marius ! son fantôme à travers les roseaux, Par la plaine ! Un son […]

  • Sur un mai

    Ce mai que j’ai planté, belle pour qui j’endure Et qui trop m’avez fait endurer sans raison, Quelque chose a de vous : je fais comparaison De votre beauté jeune à sa belle verdure. Le chêne est un dur arbre, et vous êtes bien dure : Vous n’êtes moins que bois […]

  • Thaliarque

    (Études latines, III) Ne crains pas de puiser aux réduits du cellier Le vin scellé quatre ans dans l’amphore rustique ; Laisse aux Dieux d’apaiser la mer et l’orme antique, Thaliarque ! Qu’un beau feu s’égaye en ton foyer ; Pour toi, mets à profit la vieillesse tardive : Il est […]