Les Plus Lus

  • Mélusine

    Les bras nus cerclés d’or et froissant le brocart De sa robe argentée aux taillis d’aubépines, Mélusine apparaît entre les herbes fines, Les cheveux révoltés, saignante et l’oeil hagard. La splendeur de sa gorge éblouit le regard Et l’émail de ses dents a des clartés divines ; Mais Mélusine est folle et fait dans les […] Plus

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  • Viviane

    Pour Léon Cladel Linus aux bois de Crète errant parmi les branches Voyait fuir et tourner de vagues formes blanches Qui riaient ; et des pieds nus, dansant sur le thym Et la menthe sauvage, égaraient Théocrite En Sicile. En Bretagne, au temps d’un roi lointain, Viviane, en riant de son rire argentin, Pour captiver […] Plus

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  • Yseulte

    Parmi les trèfles d’or et les roses d’émail, Peinte avec des yeux verts et des cheveux de cuivre Sur un ciel d’ocre pale, Yseulte clôt le livre, Dont six noms de princesse ornent l’épais fermail. Sa bouche, où le sang frais luit et perle en corail, Dit et son fauve amour et son ardeur de […] Plus

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  • Fête galante

    Ah ! si fines de taille, et si souples, si lentes Dans leur étroit peignoir enrubanné de feu, Les yeux couleur de lune et surtout l’air si peu Convaincu du réel de ces fêtes galantes ! Ah ! le charmant sourire ailleurs, inattentif De ces belles d’antan, lasses d’être adorées Et graves, promenant, exquises et […] Plus

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  • Printemps mystique

    Sous la lune bleue aux caresses molles, Par le clair obscur des bois épineux, Le Printemps s’avance aux sons lumineux Des flûtes mêlées aux voix des citholes. Entre des fronts blancs nimbés d’auréoles Et des yeux rieurs d’enfants curieux, Il passe à pas lents et mystérieux, Et sur ses pieds nus pleuvent des corolles. Cresson […] Plus

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  • Nénuphars

    Pour Théophile Gautier Sous leurs feuilles glauques et lisses, Les blancs nénuphars allemands Bercent au fond de leurs calices Des contes païens et charmants. Le groupe enlacé des naïades, Sous le fleuve entraînant Hylas, Y chante à travers les ballades, Divin écho de l’Eurotas. L’urne crétoise au flanc sonore, Que l’eau claire emplit d’un sanglot, […] Plus

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  • Le jeune homme et la mort

    Le long des marbres noirs et des sombres portiques, Bordant du pâle Hadès les quais silencieux, L’éphèbe éblouissant et l’espoir dans les yeux Descend d’un pas léger les trois degrés mystiques. Fort de la calme foi des calmes temps antiques, Il sait que chez les morts, séjours mystérieux, Le héros chaste et nu trouve sous […] Plus

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  • Les Zingaris

    À Jean Richepin Par la forêt et la ravine, La lèvre rouge et les fronts bruns Les zingaris, fils des vieux Huns, Vont chevauchant, tribu divine. Ils ouvrent au vent leur narine Et mordent aux fruits des nerpruns, Qui saignent, et les grands parfums Des bois imprègnent leur poitrine. Drapés dans des manteaux déteints, Et […] Plus

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  • Dea Silens

    ‘Sois charmante et taistoi.’ (Beaudelaire) C’est une Dame étrange et sombre en bronze vert, Dans sa lividité comme décomposée, Et gardant sur le socle, où sa tète est posée, L’effroi d’un grand oeil blême, aveugle et large ouvert. Parmi les bouquets blancs, encor lourds de rosée, Elle vit, noire idole, et sous le double éclair […] Plus

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  • Devant un cranach

    Sous un grand chaperon de peluche écarlate, Un clair escoffion brodé de perles rondes Enserre un front de vierge aux courtes mèches blondes, Une vierge à la fois féroce et délicate. Des chaînons ciselés, des colliers, vieux ors mats Bossués de saphirs et de gemmes sanglantes, Étreignent un cou mince aux inclinaisons lentes, Jaillissant comme […] Plus

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  • Jardin d’hiver

    À Alphonse Daudet. Ma vie, où des vols de colombes Neigeaient autrefois dans l’azur, Est un jardin rempli de tombes Avec des hiboux sur son mur. Les mornes oiseaux d’heure en heure S’éveillent au fond des cyprès, Et chacun d’eux ulule et pleure Sur mes vaeux devenus regrets. Leur cri lugubre et monotone Chante les […] Plus

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  • Narcissus

    Ni les douces langueurs des flùtes et des lyres, Ni les parfums mourants des vagues encensoirs En cadence envolés dans le calme des soirs, Ni les bras frais et nus ni les savants sourires Ne peuvent rallumer le feu des vains espoirs En mon coeur et, lassé d’amours et de délires Factices, blond éphèbe effroi […] Plus

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