Dernières histoires

  • Sirène-Anémone

    Qui donc pourrait me voir Moi la flamme étrangère L’anémone du soir Fleurit sous mes fougères Ô fougères mes mains Hors l’armure brisée Sur le bord des chemins En ordre sont dressées Et la nuit s’exagère au brasier de la rouille Tandis que les fougères Vont aux écrins de houille L’anémone […]

  • Consolation à Caritée, sur la mort de son mari

    Ainsi quand Mausole fut mort Artémise accusa le sort : De pleurs se noya le visage : Et dit aux astres innocents Tout ce que fait dire la rage, Quand elle est maîtresse des sens. Ainsi fut sourde au réconfort, Quand elle eut trouvé dans le port La perte qu’elle avait […]

  • Consolation à Idalie sur la mort d’un parent

    Puisque votre Parent ne s’est peu dispensé De servir de victime au Démon de la guerre : C’est, ô belle Idalie, une erreur de penser Que les plus beaux Lauriers soient exempts du tonnerre. Si la Mort connaissait le prix de la valeur Ou se laissait surprendre aux plus aimables charmes, […]

  • Consolation

    Quand le Dieu qui me frappe, attendri par mes larmes, De mon coeur oppressé soulève un peu sa main, Et, donnant quelque trêve à mes longues alarmes, Laisse tarir mes yeux et respirer mon sein; Soudain, comme le flot refoulé du rivage Aux bords qui l’ont brisé revient en gémissant, Ou […]

  • La frayeur de la mort ébranle le plus ferme

    Stances La frayeur de la mort ébranle le plus ferme : Il est bien malaisé, Que dans le désespoir, et proche de son terme L’esprit soit apaisé. L’âme la plus robuste, et la mieux préparée Aux accidents du sort, Voyant auprès de soi sa fin toute assurée, Elle s’étonne fort. Le […]

  • Les pâturages…

    Les pâturages, au bord des eaux, sont épais. La pluie lourde a couché les blés trempés, et les feuilles des berges sont très vertes, excepté que les saules sont en cendre légère. Les foins, comme des ruches, sont dressés. Les coteaux sont si doux qu’ils semblent caressés. Poète ami, tout serait […]

  • Tu parles ou on te tue

    « Tu parles ou on te tue » Ils t’ont tuée Evelyne Tu n’avais pas parlé En trois phrases ordinaires sans coryphée sans chœur sans théâtre ni spectateurs sans l’intervention des dieux ou leur absence la voilà la tragédie « Tu parles ou on te tue » Ils t’ont tuée Evelyne […]

  • Une âme

    C’était une âme neuve, une âme de créole, Toute de feu, cachant à ce monde frivole Ce qui fait le poète, un inquiet désir De gloire aventureuse et de profond loisir, Et capable d’aimer comme aimerait un ange, Ne trouvant en chemin que des âmes de fange ; Peu comprise, blessée […]

  • Si belles soyez-vous

    Si belles soyez-vous Avec vos yeux de lacs et de lacs et de flammes avec vos yeux de piège à loup avec vos yeux couleur de nuit de jour d’aube et de marjolaine Si belles soyez-vous avec vos dents acérées et mordant ferme et jusqu’au sang avec vos dents de mer […]

  • Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

    Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle, Et les tristes discours Que te met en l’esprit l’amitié paternelle L’augmenteront toujours Le malheur de ta fille au tombeau descendue Par un commun trépas, Estce quelque dédale, où ta raison perdue Ne se retrouve pas ? Je sais de quels appas son enfance […]

  • Cantique d’Étienne Dolet

    Prisonnier en la Conciergerie de Paris, l’an 1546, sur la déclaration et sur la consolation. Si au besoin le monde m’abandonne Et si de Dieu la volonté n’ordonne Que libertés encores on me donne Selon mon veuil. Doisje en mon coeur pour cela mener deuil Et de regrets faire amas et […]

  • L’Ermitage de Notre-Dame-de-Consolation

    Connaissez-vous ces monts dont la tête immobile Oppose son silence au bruit des flots mouvants ? Au sein de leurs rochers est un pieux asile Cher aux êtres souffrants. C’est là que chaque jour de fervents solitaires A la Reine du ciel répètent dans leurs vœux : « Espoir des affligés, […]