Les Plus Lus

  • Le Laboureur et ses Enfants

    Travaillez, prenez de la peine : C’est le fonds qui manque le moins. Un riche Laboureur, sentant sa mort prochaine, Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins. Gardezvous, leur ditil, de vendre l’héritage Que nous ont laissé nos parents. Un trésor est caché dedans. Je ne sais pas l’endroit ; mais un peu de […] Plus

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  • Avoir vu dévaler une triple montagne

    Sonnet CXIII. Avoir vu dévaler une triple montagne, Apparaître une biche et disparaître soudain, Et dessus le tombeau d’un empereur romain Une vieille carafe élever pour enseigne : Ne voir qu’entrer soldats et sortir en campagne, Emprisonner seigneurs pour un crime incertain, Retourner forussiz et le Napolitain Commander en son rang à l’orgueil de l’Espagne […] Plus

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  • La gare

    Gare de la douleur j’ai fait toutes tes routes. Je ne peux plus aller, je ne peux plus partir. J’ai traîné sous tes ciels, j’ai crié sous tes voûtes. Je me tends vers le jour où j’en verrai sortir Le masque sans regard qui roule á ma rencontre Sur le crassier livide où je rampe […] Plus

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  • Nuit de Siné

    Femme, pose sur mon front tes mains balsamiques, tes mains douces plus que fourrure. Là-haut les palmes balancées qui bruissent dans la haute brise nocturne À peine. Pas même la chanson de nourrice. Qu’il nous berce, le silence rythmé. Écoutons son chant, écoutons battre notre sang sombre, écoutons Battre le pouls profond de l’Afrique dans […] Plus

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  • La morale de l’histoire

    Brunehaut sous ton image une légende épique Précise tes derniers moments chaotiques Et traînée par un cheval indompté Tu entres dans l’histoire en pièces détachées Mais la gravure te représente Nue sculpturale séduisante Et pourquoi ne pas l’avouer mon Dieu Désirable en diable Excitante Et pourtant Brunehaut Tu peux bien le dire maintenant Que tu […] Plus

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  • Lorsque l’enfant paraît

    Le toit s’égaie et rit.ANDRÉ CHÉNIER. Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille Applaudit à grands cris. Son doux regard qui brille Fait briller tous les yeux, Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être, Se dérident soudain à voir l’enfant paraître, Innocent et joyeux. Soit que juin ait verdi mon seuil, ou que […] Plus

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  • La maison des morts

    À Maurice Raynal. S’étendant sur les côtes du cimetière La maison des morts l’encadrait comme un cloître À l’intérieur de ses vitrines Pareilles à celles des boutiques de modes Au lieu de sourire debout Les mannequins grimaçaient pour l’éternité Arrivé à Munich depuis quinze ou vingt jours J’étais entré pour la première fois et par […] Plus

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