Poésie, poètes, ressources et plus

  • Regrets d’amour

    Stance.

    Caliste, lorsque je vous vois,
    Dirai-je que je vous admire ?
    C’est vous dire bien peu pour moi,
    Et peut-être c’est trop vous dire.

    Je m’expliquerais un peu mieux
    Pour un moindre rang que le vôtre,
    Vous êtes belle, j’ai des yeux,
    Et je suis homme comme un autre.

    Que

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    Regrets d’amour
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  • Quand bien même une amère souffrance

    Sonnet.

    Non, quand bien même une amère souffrance
    Dans ce cœur mort pourrait se ranimer ;
    Non, quand bien même une fleur d’espérance
    Sur mon chemin pourrait encor germer ;

    Quand la pudeur, la grâce et l’innocence
    Viendraient en toi me plaindre et me charmer,
    Non, chère

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    Quand bien même une amère souffrance
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  • L’art poétique (Chant IV)

    Dans Florence, jadis, vivait un médecin,
    Savant hâbleur, dit-on, et célèbre assassin.
    Lui seul y fit longtemps la publique misère :
    Là, le fils orphelin lui redemande un père ;
    Ici, le frère pleure un frère empoisonné.
    L’un meurt vide de sang, l’autre

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    L’art poétique (Chant IV)
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  • Elephant…

    Éléphant

    je pense souvent à toi

    quand je suis tout seul

    quand je suis avec les autres

    quand je me promène dans la campagne avec une petite badine

    quand je me lave les dents le matin

    et quelquefois quand je dors ton grand corps se promène dans mes rêves

    Ce n’est pas du respect que j’ai pour

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    Elephant…
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  • Allégorie

    C’est une femme belle et de riche encolure,
    Qui laisse dans son vin traîner sa chevelure.
    Les griffes de l’amour, les poisons du tripot,
    Tout glisse et tout s’émousse au granit de sa peau.
    Elle rit à la mort et nargue la Débauche,
    Ces monstres dont la main, qui toujours gratte et fauche,
    Dans ses jeux destructeurs a pourtant respecté
    De ce corps ferme et droit la rude majesté.
    Elle marche en déesse et repose en sultane ;
    Elle a dans le plaisir la foi mahométane,
    Et dans ses bras ouverts, que remplissent ses seins,
    Elle appelle des yeux la race des humains.
    Elle croit, elle sait, cette vierge inféconde
    Et pourtant nécessaire à la marche du monde,
    Que la beauté du corps est un sublime don
    Qui de toute infamie arrache le pardon.
    Elle ignore l’Enfer comme le Purgatoire,
    Et quand l’heure viendra d’entrer dans la Nuit noire,
    Elle regardera la face de la Mort,
    Ainsi qu’un nouveau-né, – sans haine et sans remord. Continuer la lecture

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