La Petite qui est morte

Une petite hutte avec un chien devant…..

Ô ma chère ! Ce soir, cette rose est mouillée.

Dans le grand parc, auprès de la grille rouillée,

Je l’ai prise pour toi, tout à l’heure, en rêvant.
Il bruine au dehors ; viens ici, viens… le vent

Dans les lauriers sanglote….. oh ! reste ainsi liée

Avec tes frêles bras à mon cou… mi-pliée…..

Faisons de nos cœurs morts un amour revivant.
Plonge avec tes doux yeux de sombre violette

Dans mon regard si triste et grave qui reflète

Mes deuils d’amour… Entends ma voix… Elle est le glas
Qui conduit doucement dans sa petite robe,

La seule que j’aimai, la Morte aux pâleurs d’aube

Qui dans ses mains de cire a de légers lilas.

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