À Roger Nimier

L’amour est imposant que laisse la personne

Dont la mort prend le nom qui nous appartenait.

Le sanglot dans le sang monte au cœur et couronne

L’absent d’une présence où la vie apparaît.
Fugitif, à demain ! Distance n’est mortelle

Qu’aux yeux de l’insensé. Je te garde enlacé,

Mon taquin, mon plus doux que la douceur réelle,

Aux rives d’à présent je m’en vais te bercer.
Tu te promèneras, éloquent ou silence,

Comme tu le voulais. Ta prunelle en mon œil

Vivra de tes regards dont je porte le deuil.
Sur tes chemins secrets, cherchant ta préférence,

Je te redonnerai la vie à chaque pas.

Et tu vivras par moi ce que je ne sais pas.

1962

Voter pour ce poème!

Louise de Vilmorin Apprenti Poète

Par Louise de Vilmorin

Louise de Vilmorin, de son nom complet Louise Levêque de Vilmorin, est une femme de lettres française, née le 4 avril 1902 à Verrières-le-Buisson, où elle est morte le 26 décembre 1969. Elle était parfois surnommée « Madame de », en référence à son roman à succès porté au grand écran.

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

Les poètes sont les gardiens des rêves. Rejoignez notre confrérie, comme un Rimbaud moderne, et rêvez avec nous.
S’abonner
Notifier de
Avatar
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

A Pierre de Ronsard

Les Affres de l’Amour