À M. Le comte de Tressan

1 min


Hélas ! que je me sens confondre
Par tes vers et par tes talents !
Pourrais-je encore à quarante ans
Les mériter et leur répondre ?

Le temps, la triste adversité
Détend les cordes de ma lyre.
Les Jeux, les Amours m’ont quitté ;
C’est à toi qu’ils viennent sourire,

C’est toi qu’ils veulent inspirer.
Toi qui sait, dans ta double ivresse,
Chanter, adorer ta maîtresse,
En jouir, et la célébrer.

Adieu ; quand mon bonheur s’envole,
Quand je n’ai plus que des désirs,
Ta félicité me console
De la perte de mes plaisirs.

Print Friendly, PDF & Email

Avez-vous été touché par ce poème? Partagez votre histoire ici.

avatar
  S'abonner  
Me notifier des
Voltaire

François Marie Arouet, dit Voltaire, né le 21 novembre 1694 et décédé le 30 mai 1778 à Paris.
Choisissez un format
Story
Formatted Text with Embeds and Visuals