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Ô douleur de l’amour !

Ô douleurs de l’amour !

Comme vous m’êtes nécessaires et comme vous m’êtes chères.

Mes yeux qui se ferment sur des larmes imaginaires,

mes mains qui se tendent sans cesse vers le vide.

J’ai rêvé cette nuit de paysages insensés et d’aventures dangereuses

aussi bien du point de vue de la mort que du point de vue de la vie

qui sont aussi le point de vue de l’amour.

Au réveil vous étiez présentes, ô douleurs de l’amour,

ô muses du désert, ô muses exigeantes.

Mon rire et ma joie se cristallisent autour de vous. C’est votre fard,

votre poudre, votre rouge, votre sac de peau de serpent, vos bas de soie…

et c’est aussi ce petit pli entre l’oreille et la nuque, à la naissance du cou,

c’est votre pantalon de soie et votre fine chemise et votre manteau de fourrure,

votre ventre rond c’est mon rire et mes joie vos pieds et tous vos bijoux.

En vérité, comme vous êtes bien vêtue et bien parée.
Ô douleurs de l’amour, anges exigeants, voilà que je vous imagine

à l’image même de mon amour que je confonds avec lui…

Ô douleurs de l’amour, vous que je créé et habille, vous vous confondez

avec mon amour dont je ne connais que les vêtements et aussi les yeux,

la voix, le visage, les mains, les cheveux, les dents, les yeux…

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Le soir, dans une vallée

Sous ce large peuplier par trois fois trois je tourne