Charbon

Bascoup.

Mariemoni,

Chapelle

El les sirènes appelleni

Bascoup.

Bascoup.

Mariemoni

Aux grand-messes du charbon.
C’est toujours la catacombe

Dans ce culte grave et lourd.

Le dieu des profonds labours

Ne sort jamais de sa tombe.
S’il faut parfois qu’il respire

D’un poumon sauvage et bref.

A ce souffle de délire

Vont s’écrouler quelques nefs
On l’honore à coups de pics.

Il croque aux dents, on l’avale

Et l’on sculpte à mort l’antique

Profil du dieu minéral.
Ah ! qui jamais la verra.

Sa figure tout entière.

Enfin révélée au ras

De jubilantes lumières ?
Non, sculpteur, tu ne dételles

Pas dans la nuit des couloirs.

La statue en granit noir

N’est pas encor assez belle.
O

Mariemont,

Bascoup,

Haine,

Toute soif d’azur est vaine.

Norge

Voter pour ce poème!

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

S’abonner
Notifier de
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments