L’aumône

Louise, le matin, à l’heure du réveil,
Lorsque par un baiser votre mère adorée
Vous invite à bénir dans la langue sacrée
Le Dieu qui des enfants enchante le sommeil,

Pensez-vous quelquefois que sur cette humble terre
D’autres enfants, hélas ! comme vous bons et doux,
Sur leur chevet bien froid s’éveillent avant vous,
Qui ne connaissent plus ce baiser d’une mère ?

Priez, priez pour eux ! car ils mourraient de faim
Si les petits oiseaux qui passent sous la nue,
Voyant leur abandon et leur enfance nue,
Ne laissaient sur leurs pas quelques miettes de pain.

Ce pain se fait au ciel du froment de l’aumône ;
Il est, au Paradis, une plaine d’amour,
Où l’épi pour mûrir n’a besoin que d’un jour,
Et qu’un lac bienfaisant de ses eaux environne.

Les anges, en chantant, entr’ouvrent le sillon,
Et les vierges, le soir, moissonneuses divines,
De leurs faucilles d’or dépouillant les collines,
Entre les orphelins partagent la moisson.

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