Le chant du travail

Pourquoi convoiter l’opulence,
Lorsqu’on a bon œil et bon bras ?
Quand le cœur est plein de vaillance,
On est heureux en tous états.

Allons ! travailleurs, à l’ouvrage !
N’envions point les courtisans.
Point de blason, mais bon courage !
C’est la devise aux artisans.

D’un bruit de joyeuse cadence
Faisons retentir nos travaux ;
On sait que chez nous l’abondance
Entre à l’appel de nos marteaux.

Allons ! travailleurs, à l’ouvrage !
N’envions point les courtisans.
Point de blason, mais bon courage !
C’est la devise aux artisans.

Les bois, les métaux ou la pierre
Se façonnent sous nos outils,
Et du maître en chaque carrière,
Le progrès passe aux apprentis.

Allons ! travailleurs, à l’ouvrage !
N’envions point les courtisans.
Point de blason, mais bon courage !
C’est la devise aux artisans.

Si du goût, dans l’Europe entière,
La France est le porte-étendard,
C’est que de la brute matière
Nous faisons des chefs-d’œuvre d’art.

Allons ! travailleurs, à l’ouvrage !
N’envions point les courtisans.
Point de blason, mais bon courage !
C’est la devise aux artisans.

Pour mieux braver chaleur ou glace,
L’espoir nous dit qu’au bout du jour,
L’amour, ce baume qui délasse,
Nous attend à notre retour.

Allons ! travailleurs, à l’ouvrage !
N’envions point les courtisans.
Point de blason, mais bon courage !
C’est la devise aux artisans.

Aimer pour embellir la vie ;
S’entraider par fraternité ;
Défendre au besoin la patrie :
Voilà toute l’humanité.

Allons ! travailleurs, à l’ouvrage !
N’envions point les courtisans.
Point de blason, mais bon courage !
C’est la devise aux artisans.

Voter pour ce poème!

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

S’abonner
Notifier de
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments