Le mardi à Vêpres

Ta sagesse, grand Dieu, dans tes œuvres tracée
Débrouilla le chaos ;
Et fixant sur son poids la terre balancée,
La sépara des flots.

Par-là, son sein fécond, de fleurs et de feuillages
L’embellit tous les ans,
L’enrichit de doux fruits, couvre de pâturages
Ses vallons et ses champs.

Seigneur, fais de ta grâce à notre âme abattue
Goûter les fruits heureux ;
Et que puissent nos pleurs de la chair corrompue
Eteindre en nous les feux !

Que sans cesse nos cœurs, loin du sentier des vices,
Suivent tes volontés ;
Qu’innocents à tes yeux ils fondent leurs délices
Sur tes seules bontés.

Règne, ô Père éternel, Fils, sagesse incréée,
Esprit saint, Dieu de paix,
Qui fais changer des temps l’inconstante durée,
Et ne changes jamais.

Voter pour ce poème!

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

S’abonner
Notifier de
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments