Le printemps

Viens, charmante saison, jeunesse de l’année,
Viens animer encore le luth des Troubadours,
Des fleurs que tu fais naître accours environnée,
Elles seront le prix de nos chansons d’amours.

Voici venir le jour où la Reine des anges,
Seule, au pied de la croix, répandit tant de pleurs,
Qu’elle entende aujourd’hui l’hymne de nos louanges
Redire aux saints autels ses sublimes douleurs.

Cité de mes aïeux, Toulouse tant chérie,
Sois à jamais l’orgueil, l’amour de tes enfants ;
Qu’ils trouvent dans les murs de leur belle patrie
Le sujet et le prix de leurs nobles accents !

Poètes orgueilleux, caressez l’espérance
De laisser après vous un renom immortel ;
Le mien s’éteindra vite ; et le nom de Clémence
Ne sera point connu du jeune Ménestrel.

La rose du matin le soir jonche la terre ;
Avec indifférence on la voit se flétrir ;
Et le vent de la nuit, de son aile légère,
Disperse dans les airs son dernier souvenir.

Voter pour ce poème!

Charles Le Goffic Apprenti Poète

Par Amable Tastu

Amable Tastu, nom de plume de Sabine Casimire Amable Voïart, née le 31 août 1798 à Metz et morte le 10 janvier 1885 à Palaiseau, est une femme de lettres française.

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

Les poèmes sont des échappatoires vers d'autres mondes. Ouvrez une porte, comme le faisait Saint-Exupéry, et entrez.
S’abonner
Notifier de
Avatar
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

Tableau de Paris (A cinq heures du soir)

Scènes du Passé