Le soir, au son bruyant des cloches étourdies

Le soir, au son bruyant des cloches étourdies,
Qui de leurs premiers cris font émouvoir les cieux,
Les Esprits à leur son, de leurs os ennuyeux,
Descendent à milliers aux tombes engourdies.

Les uns sont morts d’amour, de chaudes maladies,
Les autres aux combats par le fer furieux,
Mais de tous les Démons qui visitent leurs lieux,
J’ai pitié seulement des cousines jolies :

L’une a aimé Ronsard, et l’autre aima Jodelle,
La plus jeune m’aimait, et m’a été fidèle,
Nos esprits occupés ne les vont jamais voir :

Ronsard est dans le Ciel qui n’en saurait descendre,
Jodelle est aux enfers, que Pluton ne veut rendre,
Moi vivant, je ne puis non plus ce bien avoir.

Voter pour ce poème!

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

S’abonner
Notifier de
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

A monsieur de Pothon

A un homme partant pour la chasse