D’où vient cela, belle, je vous supplie

D’où vient cela, belle, je vous supplie
Que plus à moi ne vous recommandez ?
Toujours serai de tristesse rempli
Jusques à tant qu’au vrai le me mandez.
Je crois que plus d’Ami ne demandez,
Ou mauvais bruit de moi on vous révèle,
Ou votre coeur a fait amour nouvelle.

Si vous laissez d’amour le train joli,
Votre beauté prisonnière rendez ;
Si pour autrui m’avez mis en oubli,
Dieu vous y doint le bien que y prétendez ;
Mais si de mal en rien m’appréhendez,
Je veux qu’autant que vous me semblez belle,
D’autant ou plus vous me soyez cruelle.

L’Adolescence clémentine

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