Or, dis je bien, mon esperance est morte

Or, dis je bien, mon esperance est morte.
Or est ce faict de mon ayse et mon bien.
Mon mal est clair : maintenant je veoy bien,
J’ay espousé la douleur que je porte.

Tout me court sus, rien ne me reconforte,
Tout m’abandonne, et d’elle je n’ay rien,
Sinon tousjours quelque nouveau soustien,
Qui rend ma peine et ma douleur plus forte.

Ce que j’attends, c’est un jour d’obtenir
Quelques souspirs des gents de l’advenir :
Quelqu’un dira dessus moy par pitié :

‘ Sa dame et luy nasquirent destinez,
Également de mourir obstinez,
L’un en rigueur, et l’aultre en amitié.

Vingt neuf sonnetz

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