Maternité

La mère avec son lait toujours

Prêt à gaver les lourds bessons.

N’est plus qu’une forte boisson.

Enorme dans ses blancs atours.
Mère, gazons, saisons, foisons,

O mère, deslins et mamelles.

O maman, velours et gamelle.

Mère à sucer, mère à suçons.
La famine a peu de cervelle.

Mordre encore au lait vaste et sourd,

C’est ça, vivre, petits vautours.

La mère est fleuve et femelle.
C’est la vague et la déraison

Humide et profonde comme elles -Et nourrice à bout d’horizon,

La mère est mer et femelle.

Norge

Voter pour ce poème!

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

S’abonner
Notifier de
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments