Comme par miracle

Comme par miracle

Des oranges aux branches d’un oranger

Comme par miracle

Un homme s’avance

Mettant comme par miracle

Un pied devant l’autre pour marcher

Comme par miracle

Une maison de pierre blanche

Derrière lui sur la terre est posée

Comme par miracle

L’homme s’arrête au pied de l’oranger

Cueille une orange l’épluche et la mange

Jette la peau au loin et crache les pépins

Apaisant comme par miracle

Sa grande soif du matin

Comme par miracle

L’homme sourit

Regardant le soleil qui se lève

Et qui luit

Comme par miracle

Et l’homme ébloui rentre chez lui
Et retrouve comme par miracle
Sa femme endormie Émerveillé

De la voir si jeune si belle
Et comme par miracle
Nue dans le soleil
Il la regarde

Et comme par miracle elle se réveille
Et lui sourit

Comme par miracle il la caresse
Et comme par miracle elle se laisse caresser
Alors comme par miracle
Des oiseaux de passage passent
Qui passent comme cela
Comme par miracle

Des oiseaux de passage qui s’en vont vers la mer
Volant très haut

Au-dessus de la maison de pierre
Où l’homme et la femme
Comme par miracle
Pont l’amour

Des oiseaux de passage au-dessus du jardin
Où comme par miracle l’oranger berce ses oranges
Dans le vent du matin

Jetant comme par miracle son ombre sur la route
Sur la route où un prêtre s’avance
Le nez dans son bréviaire le bréviaire dans les mains
Et le prêtre marchant sur la pelure d’orange jetée par l’homme au loin

Glisse et tombe

Comme un prêtre qui glisse sur une pelure d’orange

et qui tombe sur une route
Un beau matin.

Voter pour ce poème!

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

S’abonner
Notifier de
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments