Carême d’automne

Il y avait un abîme de feuillages

Où tombait la rivière pour clocher

Bruissant un creux de silence ou de lumière

Aussi bien parmi nénuphars du ciel cloches des eaux

Mille étoiles bougeaient sur le cours bleu des âges

Celles qu’on ne voit pas chantaient comme l’oiseau

M’avaient accompagné mon cœur ou mon âme nichés

Au fond de moi sous les bûches les pierres

Et je tournais la loi de rocaille du bourg

Dénoncé bientôt par la lune aux deux rouges index

Puis venaient les moutons de l’un et l’autre sexes

A ma rencontre et miséricordieux toujours

Midi sonnait dans la boucherie en tempête Lorsque s’ouvrait le couchant douloureux de la bête Asseyez-vous regardez bien me disait le boucher Puis il plongeait ses mains dans la pourpre fressure Mais pour voir passer dehors les pompiers grande

[allure J’aimais bien mieux sans bruit à peine me pencher

Quel faubourg ici-bas n’a pas connu la flamme Celui des pluies sans doute et peut-être celui des larmes O vie de si peu de poids dans le nid du bouvreuil

En as-tu laissé de ces chevrons dans ma poitrine De ces gravats fourbus je revenais et les machines Pistonnaient rouges au labour comme cœur d’écureuil

Je ne veux plus savoir le poids des entrecôtes Cela fait pour chacun somme toute peu de bonheur J’avais les mains liées j’avais entre les côtes Un sang lourd comme de bœuf et peut-être pas

[meilleur

Avec des roulements d’été a passé mon enfance Le carême d’automne acheva les vacances.

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