Ocre Changé en Ronces

Sa colère sans cause
vieillesse qui se venge
injustes soupçons
je le regarde, il m’observe :
son nez de condottiere
son œil aigu et froid
me font peur, je suis sa proie.
Mais si je penche la tête,
à travers ce furieux
la ronce et la feuille se montrent :
transparent il se mue
en buisson épineux
(ce n’est pas moins menaçant
l’œil est toujours dangereux).
Ogres immenses, dissimulés dans le dessin des choses, rosiers rébus féroces à craindre, à déchiffrer.

Jean Tardieu

Voter pour ce poème!

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

S’abonner
Notifier de
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments