Pourquoi de tes dédains sens-je la cruauté

Pourquoi de tes dédains sensje la cruauté,
Dismoi, fière beauté ?
Cet acte casuel troubletil ta pensée ?
Oui, car mes traîtres yeux ont attisé ce feu,
A cause que j’ai vu
Ton trésor le plus cher, dont tu t’es offensée.

Belle, que n’aije vu en ce point malheureux
Le visage pierreux
De l’horrible Gorgone, engeance infortunée !
J’eusse été guerdonné* de mon ambition,
Et mon affliction
Eût peutêtre assouvi ta chaleur effrénée.

(*) récompensé

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