L’Alchimiste

Satan, notre meg, a dit
Aux rupins embrassés des rombières :
” Icicaille est le vrai paradis
” Dont les sources nous désaltèrent.

” La vallace couleur du ciel
” Y lèche le long des allées
” Le pavot chimérique et le bel
” Iris, et les fleurs azalées.

” La douleur, et sa soeur l’Amour,
” La luxure aux chemises noires
” Y préparent pour vous, loin du jour,
” Leurs poisons les plus doux à boire.

” Et tandis qu’aux portes de fer
” Se heurte la jeune espérance,
” Une harpe dessine dans l’air
” Le contour secret du silence. “

Ainsi (à voix basse) parla
Le sorcier subtil du Grand Oeuvre,
Et Lilith souriait, dont les bras
Sont plus frais que la peau des couleuvres.

Voter pour ce poème!

Ne laissez pas notre poème seul dans le monde! Laissez votre marque en laissant un commentaire et en nous disant ce que vous en pensez!

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

S’abonner
Notifier de
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments