À Phoebus

Sois medecin, Phoebus, de la Maistresse
Qui tient mon Prince en servage si doux :
Vole à son lict, et luy taste le poux :
Il faut qu’un Dieu guarisse une Deesse.

Mets en effect ton mestier, et ne cesse
De la panser, et luy donner secours,
Ou autrement le regne des amours
Sera perdu, si le mal ne la laisse.

Ne souffre point, qu’une blesme langueur
Ne son beau teint efface la vigueur,
Ny de ses yeux où l’Amour se repose.

Exauce moy, ô Phoebus : si tu veux,
D’un mesme coup tu en guariras deux :
Elle et mon Duc n’est qu’une mesme chose.

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