Tu te moques, jeune ribaude

Ode

Tu te moques, jeune ribaude :
Si j’avais la tête aussi chaude
Que tu es chaude sous ta cotte,
Je n’aurais besoin de calotte,
Non plus qu’à ton ventre il ne faut
De pelisson, tant il est chaud.

Tous les charbons ardents
Allument làdedans
Le plus chaud de leur braise ;
Un feu couvert en sort,
Plus fumeux et plus fort
Que l’air d’une fournaise.

J’ai la tête froide et gelée,
D’avoir ma cervelle écoulée
A ce limonier, par l’espace
De quatre ans, sans m’en savoir grâce,
Et lui voulant vaincre le cul,
Moimême je me suis vaincu.

Ainsi, le fol sapeur
Au fondement trompeur
D’un Boulevard s’arrête,
Quand le faix, tout soudain
Ebranlé de sa main,
Lui écrase la tête.

Pièces attribuées

Voter pour ce poème!

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

S’abonner
Notifier de
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments