Dans les Rails

Le vent revient plus tard du chemin reconnu

Les mains pendent au bord du livre
Tête nue l’homme traverse l’heure l’éclair le champ perdu

Sur la pointe où le ciel se fixe

L’étoile et son pignon

Quand les raies de couleurs arrêtent l’horizon

Une roue se détourne l’eau s’éveille en sueur
et les berges ruissellent
Une fenêtre glisse un regard imprévu

Entre le coin du mur et la flèche de l’arbre
Une ombre qui remue

Pierre Reverdy

Voter pour ce poème!

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

S’abonner
Notifier de
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments