Le jardin

Olympio pleurait parmi le paysage,

Parce que les rameaux lui rappelaient soudain

D’immenses papillons dans de petites mains

Et d’éclatants cheveux dans le sombre feuillage.
Tout son cœur se brisait, bien plus triste que sage,

Parmi le paysage où ne vivait plus rien ;

Car l’ombre n’avait pas retenu le dessin…

Et l’écho n’avait pas retenu le langage.
Ah ! sur un jardin bleu parfumé de glaïeul,

Sur un parc déchirant où l’on revient tout seul,

C’est triste de pleurer tout le passé qui tremble ;
Mais, frisson progressif de notre cœur si court,

Je crois que c’est beaucoup plus triste pour l’amour

De pleurer sur un parc où l’on revient ensemble !

Voter pour ce poème!

Rosemonde Gérard Apprenti Poète

Par Rosemonde Gérard

Louise-Rose-Étiennette Gérard, dite Rosemonde Gérard, poétesse française, est née le 5 avril 1866 à Paris où elle est morte le 5 juillet 1953. Elle est la petite-fille du comte Étienne Maurice Gérard, héros de Wagram. Son parrain est le poète Leconte de Lisle et son tuteur Alexandre Dumas. Dodette était son surnom familier.

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

Les poèmes sont des échappatoires vers d'autres mondes. Ouvrez une porte, comme le faisait Saint-Exupéry, et entrez.
S’abonner
Notifier de
Avatar
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

Lise

Verger (III)