Le jardin

Olympio pleurait parmi le paysage,

Parce que les rameaux lui rappelaient soudain

D’immenses papillons dans de petites mains

Et d’éclatants cheveux dans le sombre feuillage.
Tout son cœur se brisait, bien plus triste que sage,

Parmi le paysage où ne vivait plus rien ;

Car l’ombre n’avait pas retenu le dessin…

Et l’écho n’avait pas retenu le langage.
Ah ! sur un jardin bleu parfumé de glaïeul,

Sur un parc déchirant où l’on revient tout seul,

C’est triste de pleurer tout le passé qui tremble ;
Mais, frisson progressif de notre cœur si court,

Je crois que c’est beaucoup plus triste pour l’amour

De pleurer sur un parc où l’on revient ensemble !

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Lise

Verger (III)